LLBC2ampes basse consommation (suite 1)

1- Les points faibles des LBC (à ce jour)
2- Messieurs les fabricants
3- Le dépannage
4- Quelques problèmes et particularités
5- Conclusions

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  Avant propos


Lors de la réalisation de selfs utilisées comme capteurs cyble12pour les compteurs d'eau SCHLUMBERGER/ACTARIS/ITRON, j'ai dû chercher des selfs avec noyau ferrite, qui aient une "bonne valeur" de l'ordre de 5mH, qui soient de "bonne facture", ou en d'autres termes, qui aient un bon coefficient de qualité.
J'ai un peu par "flair" remis le nez dans les Lampes à Basse Consommation (LBC), espérant trouver de tels composants : (voir mon précédent article). et j'en ai trouvé !

a cette occasion, je me suis aperçu que ce que je pensais sur la longévité des LBC, n'était pas tout à fait complet, car après plusieurs années, suite à cette obligation d'utilisation des LBC, les choses ont tout de même évolué, et malheureusement pas toujours dans le bon sens...
A leur décharge, les quelques fabricants Européens du début ont essuyé les plâtres et des dizaines de nouveaux fabricants d'Asie ont (parfois) profité de la situation et des enseignements.

Pour étayer un peu ces propos, j'ai entrepris de démonter de multiples et diverses LBC et d'en réparer quelques unes, lorsque j'ai eu réglé le problème des selfs qui m'avait conduit à démonter un bon nombre de LBC.

Voici quelques LBC9photos qui témoignent du nombre de LBC ouvertes à la recherche de ces selfs, mais qui ouvrent également l'esprit sur les problèmes que j'ai pu rencontrer ainsi que sur la qualité des éléments...

Une première image fixe les idées sur les différentes formes des électroniques rencontrées.

En deuxième lieu on peut voir le nombre de petits transformateurs HF qui représente à peu près le nombre de LBC ouvertes !!!

LBC10A remarquer que ces petits transfos toriques sont souvent réalisés au plus simple avec les fils directement en sortie, ce qui oblige à une insersion manuelle. (partie inférieure de la photo)

Dans la partie supérieure de la photo, on peut voir ce même transformateur immobilisé sur un support, et dont les sorties sont réalisées sur des picots, ce qui est tout de même plus professionnel et évite des soudures aléatoires ou des erreurs. (Cela autorise de plus l'insertion automatique des composants)

Je vous invite donc à revoir mon article initial sur les LBC, qui, s'il est toujours une bonne entrée en matière, n'est plus rigoureusement à jour, car non seulement j'en sais un peu plus sur le sujet, et tous les fabricants ont changé leurs habitudes et ont certainement renoué avec leurs vieux démons qui sont l'obsolescence programmée...

Voici donc le vif du sujet !

1-Les points faibles des LBC (à ce jour)

Ce ne sont plus majoritairement les composants ACTIFS qui sont "submergés" par la chaleur dégagée, car sur une centaine de LBC ouvertes (dont je n'ai pas vérifié sur toutes, les problèmes) j'ai trouvé en premier lieu les filaments des tubes en défaut.

Souvent un seul filament est coupé. Je pensais à tort que statistiquement ça devait être toujours ainsi, or pour confirmer ce fait je viens de prendre deux LBC LEXMAN et toutes les deux ont les DEUX filaments coupés et j'ai également constaté que c'est assez fréquent !

(C'est donc statistiquement curieux, et il me faut conclure qu'il y a peut-être un problème sous-jacent dont je ne me dépêcherai LBC17pas de trouver l'origine, et qui conduit à la destruction simultanée…).


En deuxième lieu, c'est le condensateur C3, le condensateur qui relie les filaments (Voir synoptique ci-contre, issu de mon article initial) qui est responsable de la deuxième cause d'arrêt de fonctionnement de ces lampes.

J'ai trouvé aussi d'autres pannes, mais très peu où la self de quelques dizaines de mH était coupée et où un (ou deux) transistors étaient éclatés.

De mémoire, je n'ai pas trouvé de fusibles sautés (Vrais fusibles ou résistances de quelques ohms en guise de…fusible)

Dans la conception d'articles, je garde souvent sous le coude les éléments cités jusqu'à ce qu'il y ait une bonne propension d'exactitude ou simplement un délai de temporisation, et je viens de constater un élément assez troublant.

Je viens par mégarde de bousculer légèrement une LBC sans marque distribuée par Provera…
Elle vient de lâcher immédiatement avec une simple lueur en guise de lumière…

Je l'ai donc ouverte, mais j'ai malheureusement fêlé le tube en l'ouvrant avec une contrainte mécanique un peu trop appuyée lors de l'ouverture des coquilles.
Je l'ai rebranchée et cette fois plus de lueur, mais LBC8deux résistances CMS grillées. Les filaments sont pourtant intacts et je viens de trouver la cause de la sensibilité au choc…
Un des fils d'un seul filament n'était pas soudé et faisait contact de façon anarchique. (Pin constituée d'un simple fil rigide soudé électriquement sur le fil de sortie du tube).

Ce fait image bien le manque de qualité de ces produits d'Asie.
Je viens également de trouver un problème identique sur une lampe "Electronic" made in RPC, où le fil de connexion faisant pin de raccordement n'était pas soudé correctement.

NOTA : Une "pin" de raccordement est un éléments rigide (laiton), ce qui n'est pas le cas d'un simple fil de cuivre utilisé comme tel.

Voilà donc quelques anecdotes sur les problèmes rencontrés...

En ce qui concerne la principale cause de panne, (filament coupé), je n'ai malheureusement pas pu déterminer si cela est une cause première ou la conséquence d'un autre défaut.
Pour cet aspect de filaments coupés, une marque a la palme d'or car une majorité de lampes PHILIPS ont cette anomalie, et statistiquement c'est trop !

Je peux dans ce cas seulement indiquer que j'ai pu réparer quelques LBC dont un filament était coupé avec une autre LBC de marque et modèle identique ayant eu un autre problème (Condensateur C3 en court-circuit). De là à conclure sur quelques exemplaires que la cause première est la faiblesse des filaments et non la rupture suite à un défaut de l'électronique, est peut-être un peu prématuré, mais on peut y penser…

En ce qui concerne la chaleur, ce point est certes bien réel, mais ne cause pas, à priori, de pannes directes. On peut raisonnablement penser à un vieillissement prématuré des composants, et en particulier des condensateurs, résistances et transistors.

2- Messieurs les fabricants

Dans l'immédiat, je peux sans trop m'avancer, conclure que vous avez des progrès à accomplir dans la solidité des filaments (ou des causes de leurs destruction), ainsi que dans l'utilisation de condensateurs suffisamment isolés (C3), celui qui relie les deux filaments.

Si tel n'est pas le cas alors il faut changer de stratégie commerciale et ne plus adhérer à l'obsolescence programmée, mais créer des produits dont la longévité soit bien réelle.
Ce condensateur C3 doit pouvoir supporter 1200V en tension permanente et plus en pointe, car il y a certainement des pics de tension (à vérifier).

Ce condensateur est très souvent en court-circuit et facilement détectable à l'ohmmètre.
Cette amélioration de la tension d'isolement ne coûte pas très cher et le seul problème potentiel est la place disponible car un condensateur mieux isolé sera à peine plus volumineux. (A ce stade, l'augmentation de volume reste très faible, voire même parfois nulle.

Messieurs les fabricants, en ce qui concerne les filaments, je serais bien embêté de devoir créer ce processus de fabrication qui est certainement assez sophistiqué, mais pour le seul fait du filament, vous avez depuis EDISON une expérience incommensurable sur la durée de vie des filaments, car vos calculs pour 800 heures sur les anciennes lampes à incandescence sont parfaitement rodés, et le principe reste, sinon identique, extrêmement proche.
Alors je vous engage à faire, pour commencer, ces deux modifications très importantes, et tout le monde y verra un peu plus clair !!!.

Le troisième point concernant la chaleur a déjà été envisagé par quelques constructeurs qui ont développé des « ouïes » suffisamment petites pour des raisons de sécurité, mais je pense qu'une forme aérodynamique devrait permettre d'évacuer la chaleur produite par le tube en dehors de l'enceinte électronique (Un déflecteur plastique transparent (ou autre) pour ne pas allonger l'ampoule - et principalement pour les lampes suspendues...)

Que penser des ampoules protectrices des tubes qui concentrent la chaleur et la dirige irrémédiablement vers l'électronique pour les lampes suspendues ? Cela éviterait seulement la casse du tube fluo lui-même, dans les bacs de recyclage ! Ce principe doit également "manger" quelques photons  ???

Il est en effet dommage que l'électronique reçoive toute la chaleur du tube, alors qu'elle doit en plus évacuer sa propre "petite" chaleur (Moindre tout de même, et restant à mesurer également).

3-Le dépannage

Bien que je décrive ce que j'ai fait, je déconseille de réparer ces LBC, tant c'est dangereux.
Pour pouvoir dépanner ces lampes et les réutiliser, il est impossible de travailler sous tension (Ce qui serait très dangereux électriquement avec le 230 Volts) ni de faire des mesures également sous tension, tant les éléments sont serrés et souvent en « recto/verso » et parfois non démontables sans casser quelques éléments (Osram).

On doit donc impérativement travailler hors tension et uniquement à l'ohmmètre.
Un dépannage ne peut s'adresser qu'à des professionnels de l'électronique et même pour ceux-ci, ils devront faire très attention à ne pas se blesser.

La première opération la plus dangereuse de toutes est l'ouverture du boîtier contenant l'électronique (Séparation des deux coquilles).
Le danger est identique aux personnes qui n'ont aucune aptitude manuelle et qui ouvrent les huîtres à Noël...Ils se plantent le couteau dans la main, et c'est les urgences assurées avec peut-être des problèmes graves (Tendons coupés ou artères etc...)

Il faut être un "manuel" averti et prendre la petite lame d'un couteau suisse en veillant bien à ne pas refermer la lame sur ses doigts, et bien se caler entre ses jambes et glisser seulement la pointe du couteau entre les coquilles de quelques millimètres en limitant le geste par l'appui sur ses jambes et vers l'extérieur et en faisant tourner les coquilles de l'autre main.
(Pointe orientée en général du haut des tubes fluorescent vers le culot et vers l'extérieur , -quelques modèles sont parfois inversés -)
Il faut aussi ne pas serrer les tubes car ils sont souvent noyés dans un ciment dur et peuvent casser très facilement. (Pour ce faire on ne doit tenir que par la coquille plastique support des tubes).

Voilà c'est ouvert !

Suivant les modèles, l'accès est plus ou moins facile et certains ont des contacts élastiques pour les filaments et non du wrapping comme sur les modèles les plus courants.
Quelques modèles ont parfois le recouvrement des coquilles inversé.LBC6

J'ai également rencontré un seul modèle ayant 2 circuits imprimés. (Le premier étant le redressement filtrage et le deuxième la partie oscillateur).

La première opération de dépannage consiste à tester à l'ohmmètre les deux filaments !
Si l'un des deux est coupé alors la lampe ne refonctionnera que si l'on change les tubes fluos. Il faut donc avoir un autre modèle identique avec cette fois une autre panne que le tube fluo. (Ce n'est pas facile à trouver car c'est la panne la plus fréquente !)

Bon, dans cet exemple qui suit, ce ne sont pas les filaments en cause....!

Mais pour aller plus loin il faut détortilloner très délicatement le wrapping des fils des filaments en "tournant à l'envers" à la pince brucelles et sans tirer verticalement ce qui ferait une "queue de cochon" trop fragile lors d'un remontage éventuel...
(Un outil à déwrapper abîme trop et ne peut pas être utilisé)
Pour ce faire on tourne l'extrémité dans le sens inverse en faisant attention de ne pas faire de noeuds car ce fil de base ferreuse magnétique et cuivré en surface, est fragile et il faut penser à pouvoir le wrapper de nouveau (sans le casser) en cas de succès...
Une fois les tubes fluos désolidarisés de l'électronique, il y a un peu plus d'accès et il est normalement possible (parfois en “tirant” doucement le condensateur chimique réservoir logé en général dans le culot) d'avoir accès à l'ensemble de l'électronique.
Il ne faut pas non plus trop tirer sur les deux fils d'alimentation issus du culot, car celui qui est pincé sur le pas de vis ne pourra pas être replacé en cas de rupture. (Pour les LBC à vis)

L'un de ces fils comporte souvent le fusible noyé sous une gaine thermorétractable (Fil central pour douille à vis). On teste donc en premier ce fusible ou la résistance de quelques dizaines d'ohms (de mémoire, mais très faible !) Cette panne est très rare.

On regarde ensuite si le "fameux" condensateur (C3) de 1.2 nF à 4.7 nF n'est pas en court-circuit (C'est le problème le plus habituel après le filament). C'est le seul condensateur isolé au moins à 1000 V, et il n'y en a pas beaucoup en général, car les autres sont le plus souvent isolés à 400V voire moins. (Je n'ai jamais testé si ce condensateur pouvait être coupé, car il est habituellement en court-circuit).

(Il peut être parfois nécessaire de dessouder pour avoir la certitude d'un problème, car suivant les montages il peut être impossible de tester certains composants "in situ" à cause des enroulements (CC en continu) sur le petit transformateur torique qui comporte 3 enroulements séparés).

Si on constate le court circuit du condensateur, alors il y a lieu de le changer avec un autre récupéré, car si on  devait commander ces composants, on aurait plus facile de commander une centaine de lampes LBC au lieu d'en réparer une seule avec du matériel neuf !

(C'est comme si vous vouliez construire une voiture à partir de pièces détachées...Elle vous coûterait 20 ou 50 fois plus cher que d'en acheter une neuve )

Voilà, pour le reste des pannes, c'est toujours à l'ohmmètre qu'il faut chercher car il serait illusoire de faire un montage spécial, vu que les lampes ne sont pas toutes de la même marque ni de la même puissance et de culot à vis ou baïonnette...

En général la partie redressement double alternance (pont) est assez solide (Toutes les diodes sont maintenant le plus souvent des 1N4007, le plus souvent en "traditionnel", soit en CMS) et je n'ai pas constaté de problèmes, sauf peut-être une fois ???, sur le chimique réservoir défectueux .

Le reste des pannes est à discrétion, et je ne cache pas que j'ai déclaré certaines LBC comme non réparables, car je n'ai pas trouvé la panne et je n'ai pas voulu m'investir sur un sujet qui n'en vaut pas la peine, car c'est un peu réinventer la poudre !!!
Certaines pannes conduisent à la destruction de résistances CMS et dans ce cas, c'est la cause qu'il faut rechercher avant de réparer, mais comme je l'ai dit je ne l'ai jamais fait car le jeu n'en vaut pas la chandelle et de plus il y a souvent au moins un filament coupé.

4- Quelques problèmes et particularités

J'avais fait une réclamation auprèsLBC3 d'une marque, au tout début des LBC, mais le fait d'envoyer les modèles me coûtait plus cher que de racheter d'autres modèles, alors je n'avais pas donné suite.
Aucune aide tangible du constructeur (Osram en l'occurrence). Alors j'ai tout de même épluché un modèle récent trouvé dans les containers et ce n'est pas vraiment en sa faveur.
Ce modèle dont la photo a été prise a été partiellement démonté et les remarques sont évidentes avec cependant un bémol concernant la PTC (en bleu) qui a peut-être été abîmée en essayant de sortir le circuit imprimé ?
-C'est le seul modèle que je connaisse avec contacts à ressorts pour le tube fluo. Ceci empêche tout essai on-line, sans refermer l'ensemble ou l'utilisation d'un montage d'atelier.
- Le démontage (Si l'on ne connaît pas la position des soudures du raccordement des fils du 230V) casse systématiquement le fin tube de verre qui évite les courts-circuits sur le 230V. Ce démontage casse aussi le fil du culot à vis.
-Ce modèle a en plus le chimique déjà gonflé ce qui n'est pas un bon présage.
-La PTC est déjà en 3 morceaux suivant ce qui a été dit ci-dessus.
-Je n'ai pas été plus loin dans la recherche de panne !

D'une façon générale les courants indiqués sur chaque modèle de puissance identique, sont très aléatoires et sont pour Osram de 115mA alors que pour BULDOR c'est 75 mA…! Qui dit vrai ? pour une même puissance de 11W… ?

Oui, le courant n'est pas sinusoïdal aussi il faudrait parler en Ampères RMS, mais rien n'étant précisé pas plus pour l'une que pour l'autre, il y a lieu d'être très circonspect dans ces valeurs de courants jetées sans précisions sur les coquilles des LBC.
La seule façon de connaître la vérité et donc le rendement de ces LBC est de mesurer avec un wattmètre qui fera l'intégration du courant et on pourrait alors en déduire la véracité des chiffres. (Je n'irai pas jusque là)

Notez aussi que le cosinus phi est historiquement assez mauvais en fluorescence (Tubes à gaz) et qu'il n'y a pas de condensateur de compensation le plus souvent, car celui-ci coûterait très cher car il serait le siège d'harmoniques et doit être de grande qualité pour ne pas succomber. (Comme sur les tubes ballast compensés)

Notez également que ce point du cosinus Phi est à voir en parallèle avec le problème des EMI/RFI, car certaines lampes sont branchées en direct sans aucune précaution de pollution des réseaux électriques (Pollution radioélectrique).
En effet le courant des LBC est un courant "haché" et il doit être linéarisé de façon à ne rien perturber…Ce n'est pas toujours le cas et je vous invite à consulter cet excellent article.

(http://pavouk.org/hw/lamp/en_index.html)

qui comporte de nombreux schémas de marques différentes, et vous verrez que parfois c'est du direct 230V sans self ni condensateur, et lorsqu'il y a un semblant de condensateur d'entrée, celui-ci est "standard" alors qu'il devrait être de classe X2

Avec deux LBC de marques différentes en panne (Osram et Buldor), j'ai réussi à en faire une seule opérationnelle. C'est peu habituel, car j'ai pu remettre le bon tube fluo de la LBC Osram sur l'électronique Buldor (Mécaniquement les coquilles sont compatibles, et c'est rare).
Ce cas très exceptionnel semble indiquer (Je dis bien SEMBLE, car ce sont deux marques différentes) que le filament coupé serait bien la cause initiale et non la conséquence au deuxième degré, puisque la LBC Buldor était en panne sur filament. (La panne sur Osram n'a pas été élucidée, car trop de problèmes apparents)

J'ai également LBC7trouvé sur une autre marque (RPC), un chimique de filtrage ayant une borne rongée par les produits du condensateur, et donc coupée. A noter aussi que sur ce même modèle le symbole sérigraphié du chimique était inversé entre le + et le - ! (Tout est possible !)

(Cette manifestation de panne sur la partie alimentation / filtrage est très symptomatique puisque le tube fluo clignote de façon anarchique en suivant les alternances du secteur puisqu'une tension suffisamment élevée et permanente n'est plus assurée)

5- Conclusions

Bien entendu l'aspect dépannage n'intéressera que peu de personnes, ce qui est normal, d'autant plus que l'ouverture difficile des coquilles en plastique rend très dangereuse cette opération.

Le but de cet article est avant tout de sensibiliser les constructeurs pour qu'ils cessent de nous prendre pour des imbéciles, justes bons à acheter et jeter des ampoules LBC. (C'est devenu malheureusement du consommable, alors qu'il y a des dizaines de composants, dont certains nécessitent des salles blanches pour leur fabrication (Transistors, diodes, DIAC…, avec un impact énergétique non négligeable).
D'autres composants comme selfs et transformateurs nécessitent du bobinage de précision.
Enfin la ou les ferrites des selfs ou transfos sont aussi des productions de technologie avancée.

Quelques personnes ont fait, ou feront comme moi quelques essais et citeront les problèmes de ces matériels dont la durée de vie ne semble pas significativement meilleure que les lampes traditionnelles à filament de tungstène.

Alors Messieurs les industriels Chinois ou donneurs d'ordres Européens, faites nous des lampes correctes et ne polluez plus la nature avec les quelques milligrammes de mercure étalés à tout vent (Points de recyclage dans les grandes surfaces), car la moitié des LBC sont cassées dans les bacs de récupération (où se trouvent d'ailleurs les lampes à filament de tungstène qui n'ont rien à y faire, et même parfois la canette de bière d'un assoiffé de passage !)

Il y a en ce sens aussi une information du public à faire car le recyclage est une opération complexe, aussi je préfèrerais parler de ré-utilisation , ce qui sous-entend un dépannage.

Je profite du sujet abordé pour demander non-plus le recyclage mais bien d'une façon générale des conceptions électroniques autorisant le DÉPANNAGE.

Recycler c'est bien, RÉUTILISER, c'est mieux, alors il faut bannir tout ce qui est des collages qui sont toujours destructifs lorsque l'on veut dépanner. A quand l'obligation des schémas ?

Ainsi, sur les lampes LBC, pourquoi parfois fortement coller ces coquilles ? Pour qu'il n'y ait pas d'accidents par électrocution ? Pas certain !
Pourquoi mettre un plastique de coque très fin qui casse et de ce fait non réutilisable (Lexman) Non ce n'est pas une raison suffisante !
Pour faire un parallèle j'ai regardé aussi du côté des ordinateurs portables et des smartphones, où tout est collé, c'est une catastrophe ! Beaucoup de choses sont encore en bon état de fonctionnement et sont ainsi perdues.

(Sans parler des appareils jetés tout simplement parce qu'ils ne sont plus "au goût du jour"…)

J'en reparlerai très certainement d'ici quelque temps dans un futur article avec un peu plus de développement, car j'ai ce sujet à coeur et il faut réellement prendre conscience de ce que l'on jette (Et pas seulement de la nourriture !)

Notez également que cet article n'est pas une critique du principe des LBC, mais une incitation à des fabrications  plus vertueuses et qui offrent toutes possibilités de réparation.

Allez EDISON ne fait pas la gueule ! On t'a mis "au rancart", mais  ce n'est pas toujours le progrès. Encore faut-il que le progrès ne complique pas les choses au point que plus personne n'est capable de résoudre un problème simple.

bricolsec