Sécurité électronique des ouvertures :
Garage, portesGARAGE1 ou fenêtres

1    Utilité
2    Principe
3    La consommation
3.1    Généralités
3.2    L'autonomie réelle
4    Problème de l'oscillateur LP
5    Le Schéma
6    Réalisation
7    Conclusions

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Avant propos

Je vais finir par penser que plus un montage est petit, plus il pose de problèmes…
C'était à priori un montage à réaliser en peu de temps, mais cela en a pris nettement plus car les petits PIC réservent encore quelques surprises…
Le fait d'avoir dormi du sommeil du juste, porte ouverte quelques fois, a conduit à cette réalisation électronique toute simple mais qui a nécessité beaucoup d'énergie pour aboutir, heureusement avec succès.

Ce n'est pas une alarme, et ça ne la remplace pas. C'est un complément préalable. En effet il ne servirait à rien d'installer une alarme et de laisser toutes les portes ouvertes sans le savoir. Ce dispositif peut être complémentaire.

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1 Utilité

Avec les années, la mémoire immédiate s'envole un peu et même "un peu beaucoup" parfois…
Ce montage aussi été réalisé à cause d'une porte de garage un peu mal conçue au niveau serrure.
Les fabricants ne sont pas toujours très "fut-fut" pour la question de la condamnation d'une porte encore ouverte… Eh oui il faut un inter-verrouillage dans ce cas !
(Par analogie, si vous tentez de condamner les portières de votre voiture avec une portière restée ouverte, le programme refuse et ré-ouvre en séquence pour vous indiquer par un deuxième "clac" son refus d'exécuter l'ordre)

Bref ce montage va résoudre le problème d'une porte (Ou toute autre ouverture) mal fermée ou descendue incomplètement ET d'un manque de condamnation (Clef, verrou ou poussoir interne). Je pense aussi aux fenêtres de toit !

En effet, il nous est arrivé de baisser la porte incomplètement sans nous en apercevoir, et dans ce cas, il est tout de même possible de la verrouiller avec la serrure ou le poussoir, sans aucun problème et on ne s'en apercevait pas (surtout de nuit). Autant dire qu'il suffisait de simplement lever la porte pour entrer…
C'est encore plus grave lorsque l'on quitte la maison, mais ça n'est jamais arrivé du fait que l'on est plus "sensibilisés" à laisser sa maison...

Après quelques loupés identiques, il a fallu se rendre à l'évidence et prendre le taureau par les cornes pour éviter ce genre de situation qui n'a pas encore posé de problème, mais qui pourrait en poser en ce siècle de monte en l'air, car la moralité Japonaise n'est encore arrivée jusqu'à nous.

C'est donc tout l'objet de ce système à micro contrôleur PIC12F629 (ou 12F675) qui va effectuer périodiquement un report visuel de l'état actuel de la porte avec en plus un acquittement sonore lors de la bonne condamnation (Interne ou par l'extérieur en cas de départ)

2 Principe

Il faut deux contacts normalement ouverts (NO) lorsque la porte est correctement fermée. L'un des contacts est un ILS commandé par un petit aimant solidaire de l'axe de verrouillage bas de la porte. C'est un ILS de type NO mais déplacé latéralement pour qu'il se trouve ouvert en position verrouillée.
(Le choix de contacts à ouverture n'est pas normal en sécurité positive, mais résulte d'une erreur initiale de conception, et de la difficulté de modifier largement un circuit en CMS, mais je m'en contenterai et la solution pour y remédier existe…). De plus on le verra, cette situation est un avantage indéniable au niveau consommation.

L'autre contact (le pendant de l'ILS) est un simple switch avec son contact NO qui est actionné par la clef de la serrure ou le poussoir interne.
(Le type NO/NC dépend de vos conditions de réalisation, mais vous devrez arriver à une "ouverture" pour la condamnation)

Pour des questions à la fois de consommation et de modification de dernière minute (On le verra aux paragraphes suivants) lorsque la porte est correctement fermée, les deux switchs en parallèle (Switch et ILS) sont ouverts et forment un ET en logique négative.

Le fonctionnement est donc le suivant :

  • Si l'un des deux switchs est fermé, un clignotement rapide de la LED à 1 seconde de période est actif et indique une anomalie de fermeture.
  • Si les deux switchs sont ouverts, un clignotement lent de la LED à 5 secondes de période est actif et indique que c'est normalement fermé et verrouillé.
  • Tout changement de l'un des deux switchs active un bref instant la LED et fait clignoter à 1 seconde jusqu'à correction du problème.
  • Si l'on passe de la situation "porte mal fermée" ou "non verrouillée" à porte "correctement fermée", un buzzer est actif pour 200ms. (Ce cas se produit aussi lorsque l'on quitte la maison en fermant la porte à clef, ou que l'on rentre définitivement chez soi).


Attention ce système n'est pas une alarme, mais simplement un contrôle que l'issue est correctement fermée. Ce système parfaitement autonome, participe à la sécurité anti-intrusion par une certitude de bonne fermeture.

On est donc informé visuellement de l'état par une LED clignotant toutes les 1 ou 5 secondes suivant les cas et de manière auditive lors de la bonne fermeture par un Bip. (Un peu comme la condamnation dans une voiture)

Cela a été réalisé pour une porte de garage, mais le principe s'applique à toute ouverture, et vous pourrez à votre gré transformer le switch utilisé par un deuxième ILS, ce qui serait encore mieux, car plus fiable.

Un revers de fonctionnement a fait que j'ai du abandonner l'entrée ILS (GPIO4) et grouper en parallèle ILS et switch, mais dans ce cadre très simple de fonctionnement, ce n'est pas un drame, car il n'y a pas à rechercher le fautif !

Au pire vous pourrez encore séparer ces deux switchs en utilisant l'entrée GPIO3/MCLR* pour l'un d'eux, et rétablir la sécurité positive habituelle, mais la consommation augmentera. (Toute coupure entraînerait alors la mise en situation de clignotement à la seconde)

3 La consommation

3.1 Généralités

Je m'étais fixé comme objectif de faire fonctionner ce montage exclusivement sur 2 piles LR03 AAA mais pour plusieurs années avec l'espoir réel d'environ une dizaine d'années d'autonomie. Ceci élimine de façon quasi évidente l'utilisation de petits accus. (Qui ne sont pas toujours d'ailleurs d'excellente qualité)

La consommation varie en fonction de l'état des switchs, puisque la résistance de rappel sera ou non parcourue par la tension des piles. La nécessité d'avoir les switchs en // oblige aussi à traiter en logique négative, mais c'est un important avantage au niveau consommation, car il n'y a alors plus aucun courant dans la résistance pull up. Finalement cette erreur présente tout de même un avantage important.
(Une règle de précaution impose le plus possible de réunir un élément extérieur (switch par exemple) avec un point à la masse, ce qui évite les courts-circuits accidentels)

La très grande autonomie est également assurée par une absence totale de régulation de tension, et le montage s'adapte de 5 volts jusqu'à 2 V.

Parallèlement ce montage sur pile élimine tout problème de sécurité d'alimentation électrique à partir du secteur, et ne présente donc aucun risque.

Outre les switchs qui peuvent "réveiller" le PIC, il est nécessaire d'indiquer à une fréquence "adaptée", l'état de la porte. Aussi, il est nécessaire d'avoir un oscillateur qui soit capable d'envoyer une interrupt au PIC. Cet oscillateur sera celui du TIMER 1 qui est seul à continuer de fonctionner lorsque le PIC est en SLEEP. (A voir au paragraphe de l'oscillateur).

Le principe d'économie est basé sur une largeur d'impulsion LED de 4.096 ms et une récurrence de 1 ou 5 secondes suivant les cas.
Durant le travail, lors du réveil qui consistera à analyser l'état ILS et SW2, mais aussi de voir si c'est un changement témoignant d'une fermeture correcte (Buz), on allumera la LED et éventuellement le Buzzer suivant le cas, pour 200 ms.
Il est admis que le temps le plus long sera la période nocturne et que c'est sur cette période qu'il faut économiser le plus avec une période plus longue de la LED (5 secondes).
Durant l'allumage de la LED, le PIC reste en éveil et est cadencé à 4 MHz et ne passera pas en SLEEP durant ce temps. Pourquoi ?
Simplement par rapport au courant LED (830 µA), qui est presque du même ordre de grandeur que la consommation du PIC (500µA à 3V). Les différents contrôles conduiraient à une augmentation du temps processeur et ne permettraient pas de gagner suffisamment d'énergie.


J'avais également commandé durant le réveil (oscillateur interne à 4MHz), l'arrêt de l'oscillateur LP du TMR1, mais vu les temps en cause, cela ne donne pas de modification appréciable dans la consommation globale.
De plus le temps d'arrêt très court des oscillations est plus sujet à problèmes que d'une réelle économie d'énergie. Je me contente donc de stopper le TIMER1 (TMR1_OFF).

(L'arrêt de l'oscillateur LP n'est pas effectif, car l'oscillateur continue tout de même en décroissance exponentielle et ce n'est pas terminé qu'on le relance déjà !!!)

On notera que durant le réveil du processeur, celui-ci tourne sur son oscillateur RC interne INTOSC_NO CLOCKOUT à 4MHz. Lors du SLEEP, celui-ci s'arrête et ne redémarre que lors d'une interruption des switchs ou du TIMER1 (TIMER est le seul oscillateur qui fonctionne lors du SLEEP).

La durée du programme à chaque réveil affecte un peu l'autonomie, aussi tout est simplifié à l'extrême.
Au niveau interrupt, j'ai laissé la sauvegarde du contexte (STATUS et registre W), mais je ne garde que l'analyse des Switchs par le bit IOC de changement d'état I/O.
Les interrupts du TIMER1 (TMR1IF) sont remises systématiquement à zéro et sont considérées comme des interrupts parasites qui déclenchent de toutes façons le réveil du PIC. A la limite, la sauvegarde du contexte pourrait peut-être même être abandonnée ? (à vérifier).

Enfin dans ce même esprit on ne contrôle même pas si les "Enable" d'interrupts sont positionnés. (GPIE et PEIE).

Tout cet ensemble de particularités fait que les 2 piles sont en place pour de nombreuses années. A titre d'exemple et porte fermée la consommation moyenne est de 11.4µA, (valeur calculée par le scope) soit pour une capacité de 1500mAH, donc 5482 jours ou 15 années…
Ces valeurs sont sans ouvrir la porte, mais il faut bien une utilisation réelle et celle-ci en ouverture consomme un peu plus soit  20 à 25 µA (de mémoire) qui sont composés d'un réveil plus fréquent et du clignotement à 1 seconde de la LED avec éventuellement "quelques buzzer". Sur cette base, l'autonomie tomberait à 6.1 Années.
La moyenne se situerait donc vers les 10 années (Si les piles n'ont pas lâché (ou coulé) avant !)

Pour épiloguer sur le problème des consommations, il faut mentionner que le PIC en fonctionnement à 4 MHz consomme 500µA typique à 3V et que le courant moyen (y compris la LED) sur une seconde tombe alors aux alentours de 11 µA, voire moins.
De toutes façons beaucoup de ces valeurs sont des valeurs constructeur et souvent maximales.

3.2 L'autonomie réelle

A ce stade des micro ampères, le simple calcul existe toujours, mais la réalité doit s'appuyer sur une utilisation réelle. En effet les consommations varient en fonction de celle-ci et pour preuve, lorsqu'une porte est ouverte, la consommation augmente durant le temps qu'un switch n'est pas fermé.
Alors il n'y a rien de plus réel que d'enregistrer cette consommation sur une semaine par exemple.
C'est ce que j'ai fait avec l'intégrateur de consommation décrit dans un article précédent (Voir cet article)

Sur une durée de 7 jours, donc 168 heures, j'ai utilisé la porte de garage de façon habituelle, avec parfois et comme à l'habitude, des sorties volontaires sans verrouillage complet. L'enregistrement représentera donc la réalité sur une semaine, par opposition aux calculs théoriques et placera l'autonomie à sa juste valeur pratique.

GARAGE2Voici les valeurs relevées (avec l'intégrateur en place photo ci contre)

NOTA : Le ruban plat rouge est un double fil inséré à l'arrière d'une des piles pour mesurer le courant. Ces fils plats en clinquant de cuivre se terminent ensuite  sur deux douilles, puis en fils "normaux pour entrer dans l'enregistreur de consommation

Droite
1129 µAH ou 1.12 mAH pour 168 heures, ce qui ramène à 161 µAH par jour ou 0.161 mAH/jour
Ceci pour une capacité estimée des piles de 1500 mAH.
L'autonomie est donc de 1500/0.161= 9316 jours soit 25.5 années

Oui, je sais, c'est beaucoup mieux que ce que je pensais, mais ne vous leurrez pas, les piles auront coulé avant, ou seront vides par leurs simples fuites internes.
Pour l'instant je ne sais pas évaluer ces fuites internes !

De plus j'ai été obligé de passer sur un plus gros calibre du micro ampère heure mètre et la précision en pâti un peu, mais l'ordre de grandeur subsiste, avec au moins 15 années réelles. (Les impulsions LED sont relativement importantes par rapport au courant de fond)
(Vu le montage très simple, il n'y a pas lieu de pavoiser, car il n'y a pas de mérite extrême à cette performance)


4 Problème de l'oscillateur LP

J'ai toujours quelques problèmes avec ces petits PIC, et la règle s'est répétée, tant au niveau du codage qu'au niveau des oscillateurs.
A mon grand regret j'ai bataillé de longues heures sur cet oscillateur LP à 32 KHZ qui devait réveiller le PIC toutes les secondes ou les 5 secondes et qui refusait de fonctionner autrement qu'en Clock pour le PIC.
Devant cette obstination de fonctionnement, j'avais même envisagé de fonctionner totalement à cette fréquence de 32 KHz sans SLEEP, mais je pense qu'il y a tout de même intérêt énergétique à traiter les quelques instructions à vitesse rapide et à fonctionner en SLEEP au lieu d'utiliser la faible vitesse de 32 KHz en permanence.
(Car dans ce cas, ce même oscillateur n'est plus celui de TIMER1 et doit tourner en permanence)

D'après la documentation de base du PIC12F629 (OU 12F675) il m'avait semblé possible d'utiliser aussi un oscillateur RC Externe avec une résistance et un condensateur pour le TIMER1…
Ce qui m'avait posé problème est l'entrée GPIO4 mentionnée dans le schéma de base du TIMER1.
Étant en oscillateur interne de base en INTOSC_NO_CLOCKOUT pour les Clocks, j'ai pensé à tort que GPIO4 était disponible.

Fallait-il déclarer cet oscillateur qui ne fonctionnait qu'en temps qu'oscillateur principal et non plus en Timer 1.
Ma philosophie était de dérouler très rapidement les différentes instructions pour limiter la consommation puis passer en mode SLEEP dès que possible et garder cette fois l'oscillateur LP du TIMER1 pour le réveil.

Après bien des recherches, j'en suis arrivé après avoir lu une phrase importante de la notice DS33023, que les deux I/O OSC1 et OSC2 étaient automatiquement déclarés en entrée :
Cela signifiait de façon non équivoque que pour osciller en LP sur TIMER 1, il faut impérativement les deux ports GPIO5 et GPIO4, et qu'un montage oscillateur RC pour le TIMER 1 en LP n'est pas possible.


Voilà, c'est simple une fois que le problème est trouvé, et il faut impérativement un quartz 32 KHz, et je ne pense pas que l'on puisse utiliser un oscillateur RC dans ce cas. De plus dans cette utilisation, cet oscillateur est un LP (Low Power (et faible fréquence)).

J'ai donc installé un quartz 32768 HZ et les condensateurs correspondants avec un déséquilibre volontaire favorisant un démarrage rapide. (Initialement 100pf des 2 côtés, mais avec un démarrage beaucoup trop lent).

Cela n'est plus un point important puisque le maintien actif permanent de l'oscillateur du TIMER 1 est désormais acquis, suite à un trop court arrêt de 4096 µs qui perturbe plus qu'il ne fait gagner d'énergie.
Au moins l'oscillateur démarrera rapidement (et il est stable), mais pour faire "joujou" avec une LED et un Buzzer, on en est pas à quelques centaines de millisecondes…!!!

Cet oscillateur du TIMER 1 est toujours actif, mais le Timer 1 est arrêté dès que le PIC est réveillé pour économiser l'énergie (éventuellement ?).

5 Le SchémaGARAGE3

Le schéma n'est pas compliqué et c'est donc un PIC 12F629 que j'ai utilisé (Pour écluser mes vieux PIC en DIP).

A cette fin j'ai fait un "crapaud" avec le DIP et prévu son empreinte pour un montage tout CMS.
Comme déjà mentionné dans d'autres articles, vous pouvez utiliser un PIC 12F675 qui est identique aux entrées ANA près, et est pin compatible.

Vous constaterez les deux switchs en // dont l'ILS, qui est en fonction NO.
Rien de particulier sinon que deux simples piles AAA/LR03 alimentent en direct ce montage dont les seules sorties, sont la LED et le Buzzer.

Toutes les valeurs de résistances sont élevées pour réduire la consommation. Je pense notamment à R3 qui était initialement de 100K, et que j'ai du repasser à 470K car cela donnait une consommation trop importante porte ouverte ou non verrouillée.
Il est évident que ces impédances élevées favorisent les parasites, mais le montage étant autonome à tous points de vue le permet.

Aucun interrupteur sur l'alimentation n'est prévu, et c'est le bac à pile qui fera office d'interrupteur.
Ce schéma est parfaitement à jour et correspond à celui réalisé. (En espérant qu'il n'y aura pas trop de mauvais contacts, car ces bacs accessoires ne sont pas des exemples de fiabilité !!!)

6 Réalisation

Ce montage sera posé directement sur le panneau de porte sans aucune autre liaison que celle du switch, car le Circuit imprimé comporte l'ILS qui contrôle la bonne fermeture de la porte. Un boîtier n'est même pas utile dans mon cas, ce qui permet même une LED CMS.
Le montage sera placé près de l'un des 2 dispositifs de contrôle (doigt de bas de porte ou de fenêtre ou serrure)

GARAGE3_TotAu niveau circuit imprimé, il est un peu spécial, car il est tout CMS sauf pour le PIC qui est un DIL et pour lequel j'ai fait une empreinte spéciale pour un montage en "crapaud". Il est cependant programmé en ICSP par le connecteur en circuit imprimé, en ayant soin de retirer le Buzzer et de fermer un des switchs pour éviter charge et décharge du condensateur C2 qui perturberait la programmation.
(Ce point de la programmation ICSP n'est pas toujours très facile à traiter et j'ai peu d'exemples réels en ce domaine)
Le CI comporte l'ILS qui détectera la descente correcte du tablier de la porte. L'ensemble est donc fixé à proximité du point de détection, et à ajuster avec précision pour que le contact ILS soit stable et avec un léger accompagnement.
L'autre point concernant la condamnation est ramené par 2 fils sur un petit connecteur qui pourra éventuellement être supprimé si l'on souhaite la sécurité absolue (Au détriment de la facilité de démontage).

L'autre connecteur est celui de la programmation ICSP (J1) qui peut être scié si on le souhaite (Après programmation du PIC) ...
Pour ma part je ne l'ai encore jamais fait car on ne sait jamais...
Ce type connecteur (Nez de carte) me convient parfaitement, car il existe de fait par le circuit imprimé lui même et il est gratuit ce qui me semble intéressant pour une utilisation très peu fréquente. (à priori une seule fois !)

Les fils du bac à pile sont soudés sur le connecteur d'alimentation du CI (J2). Cela limitera les mauvais contacts au seul bac à piles !...
Le Buzzer est un modèle ayant un petit oscillateur interne, mais il serait aussi possible de générer le signal par le PIC dans le cas d'un modèle piézo simple, car de toutes façons le temps est nécessaire pour l'entendre distinctement, et c'est donc du temps processeur à 4 MHz.

Les switchs (capteurs) sont certainement le point nécessitant le plus d'adaptation et de "bricolage". En effet ce n'est pas toujours très simple de placer les points de contrôle dans un ensemble existant. L'idéal serait de mettre des ILS pour remplacer le switch, mais ce n'est pas toujours possible et cela nécessite le plus souvent de faire des petits montages support, tant pour l'ILS lui-même que pour l'aimant qui l'actionnera !
Bref c'est de la bidouille traditionnelle et rien d'électronique.

Je dois dire que c'est le deuxième ou troisième montage CMS que je réalise, et que j'apprécie ce système, mais que c'est petit ! Les composants "sautent" facilement et il a fallu créer quelques petits outillages pour se faciliterla vie…
J'ai encore réalisé ce circuit avec de la récupération de composants CMS dessoudés.
Ce qui me plait bien est qu'un composant est presque toujours réutilisable, car il n'a plus les pattes trop courtes ou autre.
L'autre volet également non négligeable est la limitation du perçage et des différents diamètres qu'il faut toujours reprendre.

La conception CMS est très différente des montages traversants et la règle du pas de 2.54 n'existe plus vraiment. C'est de la libre implantation, mais avec un minimum de réflexion pour ne pas placer un composant trop près d'un autre et ne pas pouvoir placer la panne du fer à souder ! Bien entendu je travaille au fer à souder et non à la pâte, car celle-ci est mal adaptée pour l'amateur, par sa trop courte conservation.
Pour les connecteurs au pas de 2.54, je réalise parfois un perçage non débouchant pour garder une certaine solidité mécanique sans risquer de courts-circuits en face non cuivrée, mais le plus solide est de souder avec un petit retrait les pins.
Au besoin une feuille d'isolant peut être collée sur le CI (anciennement côté composants), c'est d'ailleurs ce que j'ai fait par sécurité
La réalisation n'offre donc que peu de difficultés. J'avais prévu sur le cuivre un petit disque piézo, mais ayant un Buzzer avec oscillateur, je ne l'ai pas utilisé, ce qui m'a simplifié le programme.

Je n'avais pas prévu le quartz 32KHz, aussi j'ai dû le souder directement aux bornes du PIC. Un peu de colle thermo au pistolet maintient le quartz mécaniquement.
Quelques coupures et changements de composants ont été nécessaires pour permettre la modification de l'oscillateur LP avec ce quartz.
Comme d'habitude je donne mon implantation qui n'est pas à jour, mais qui vous donnera une base de départ pour une remise en ordre, à partir du schéma qui est lui, parfaitement à jour.

7 Conclusions

Un petit montage sans prétentions, juste fait pour résoudre un petit problème ponctuel de sécurité et éviter d'éventuels gros problèmes ultérieurs.
Vous pourrez tout aussi bien l'installer sur des fenêtres ou des portes à la condition de bien distinguer une ouverture véritablement fermée (occultée) de sa condamnation (verrouillée) par une clef ou une clenche.

Un point particulièrement intéressant me parait être l'autonomie, car vous serez tranquilles pour un bon nombre d'années sans avoir à changer les 2 petites piles AAA.

Franchement ça fonctionnerait aussi sur petits accus mais vu l'autonomie, ce serait réellement du gâchis et peut-être même une erreur, car il faudrait voir le rapport des pertes internes entre ces 2 éléments.

Je pense que le plus délicat du système décrit est l'adaptation mécanique des switchs ou des ILS.

Toutes les variations de principes et réalisations sont déclinables au gré de chacun. J'ai résolu mon problème, vous en avez l'esprit, à vous d'adapter à votre guise !

Sur demande et avec vos coordonnées mail, nom et adresse, je donnerai le source GARAGE1.ASM aux seuls particuliers.

Au besoin vous pouvez si vous le souhaitez faire un petit retour complémentaire par fibre optique de la LED vers l'extérieur, mais je considère que ce n'est pas très judicieux, car c'est indiquer "discrètement" que la porte est ouverte ou fermée,.. mais cela peut aussi être compris comme une porte équipée d'une alarme...? Alors ...
A vous de faire la part des choses entre le réel et le subjectif !
(Tant que le système n'est pas industrialisé et grandement diffusé, le doute reste permis, mais après il faudra revoir le principe de l'indication visuelle externe...)

Marcel Ferme la porte ! Merci.

Bricolsec


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