NOIX et astucNOIX4es

1 Casser les coquilles pour flottaison
2 Séparer par flottaison
3 Le ramasse des noix sans se baisser
4 Le séchage
5 La réalisation de Riri

6 Conclusions

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Avant propos

Nous avons rencontré, avec un grande part de hasard, fin 2011, des amis de longue date, perdus de vue depuis 30 ans… Des retrouvailles en tous cas très sympathiques !
Ces amis ont des noyers et font de l'huile de noix !

Il nous ont montré un outil à la fois très simple et génial dont un brevet doit certainement exister, mais que tout un chacun, un peu bricoleur saura s'inspirer sans aucune difficulté.

Nous l'avons fait !
En revanche comme le cassage des noix est une opération qui nous a ému, de part les cals aux mains. J'y ai quelque peu réfléchi mais sans résoudre réellement le problème réel de la casse de la coquille.
J'ai surtout pensé à un broyage grossier des noix (avec un appareil encore à étudier), et je me suis dit que par le principe d'Archimède, il devrait bien y avoir une possibilité de tout séparer.

Nous avons pensé que la coquille et les cloisons plus légères que l'amande (la noix comestible elle-même (ou cerneaux)) allaient couler au fond d'une bassine d'eau…ERREUR.

Alors fut dit fut fait, on a essayé et le résultat est surprenant….

Nous avons cherché sur Internet pour trouver un principe mécanisé de séparation, mais rien ! Sans doute faut-il chercher un peu plus longtemps ?

Il faut rappeler que le but de cet article était de soulager nos amis de cette corvée de cassage de noix pour obtenir l'huile, mais pour l'instant j'ai largement dévié, et c'est surtout l'opération de séparation qui est appréhendée…

1 Casser les coquilles pour flottaison

Cette opération est faite pour obtenir un maximum de fruit détaché des cloisons et des coquilles.
Pour casser en vue de la flottaison, je crois qu'il faudrait un système qui serre jusqu'à une certaine épaisseur une noix (Bien entendu, sans aller jusqu'à l'écrasement complet). J'évalue cette distance maximum à 1 centimètre environ.

Il y a des petits systèmes manuels dans le commerce (casse unitaire), mais il faut aller plus loin que la simple casse de la coquille, il faut réduire la noix en grosses miettes de 2 à 5 mm environ, de façon à ce que le "bois" et l'amande ne soient plus dépendants et puissent facilement être séparés.

Je l'ai seulement réalisé unitairement à l'étau au niveau des extrémités de la noix. Vérification faite, ça fonctionne effectivement beaucoup mieux si on casse la noix par ses extrémités que par d'autres côtés.
Après cette opération on obtient une quantité de morceaux divers de coquille et d'amande de taille variable, mais propices à pouvoir être séparés par différence de densité dans l'eau.

Cette machine automatique à casser en grosses quantités reste à inventer car bien entendu il faudrait réellement faire beaucoup plus d'essais pour trouver des règles un peu plus fines et adaptées à une variété et à un indice d'hygrométrie….Cette machine pose aussi le problème de la présentation dans la bonne orientation de la noix…(Ce problème est difficile à résoudre de façon automatique...bols vibrants ? etc...)

J'ai remarqué parfois un très léger suintement de l'amande si elle est coincée avec de la coquille (Huile ? oui, c'est vérifié !)
Ce n'est pas un drame ! (J'ai retrouvé des traces de cette huile en surface de l'eau avec quelques faibles irisations, voir ci-après).

2 Séparer par flottaisNOIX6on

Il faut une bassine remplie d'eau et c'est par différence de densité que l'on va faire la séparation de la coque et de la noix elle-même.

C'est sur ce point que la surprise fut effectivement de taille car on pensait que la coquille allait rester au dessus, car plus légère…et bien NON c'est exactement l'inverse qui se produit !

Lorsque l'on parle de coquille de noix en parlant d'un bateau, l'image est assez réaliste car une demi coquille de noix remplie d'eau coule !
(Voir photo ci-après)
L'amande surnage seule ou parfois avec un petit morceau de coquille accrochée, mais  la coquille (ainsi que la séparation des cerneaux) coule au fond.
Il ne reste plus qu'à passer à l'égouttoir ce qui est en surface, qui est majoritairement constitué de morceaux d'amandes.

NaturellemNOIX1ent la différence de densité n'est pas très importante et les coquilles coulent lentement au fond, mais c'est suffisant !
Certes ce n'est pas 100%, car il reste parfois quelques morceaux de coquilles coincés avec quelques petits morceaux de l'amande, mais c'est tout de même très bien séparé, et le travail de séparation est largement simplifié.

Je pense qu'il faudrait préalablement "rouler légèrement" un peu l'ensemble après avoir cassé la noix, cela faciliterait la séparation à sec entre l'amande et les morceaux de coquille.

C'est simple, mais bien entendu, il faudra de nouveau sécher ces noix (amandes) car elles auront pris un peu l'eau et donc d'humidité…

Faut-il des noix vertes ou déjà séchées un peu ? J'ai utilisé des noix séchées en clayette pendant 10 jours et elles avaient été ramassées durant la belle période ensoleillée, mais il y avait tout de même déjà beaucoup de rosée et donc d'humidité.
Pour professionnaliser la chose, une mesure de l'hygrométrie du fruit serait certainement utile ? Mais pour nous,  amateurs, restons simples !

Voilà c'est ce seul principe de flottage que j'ai essayé, et qui me semble intéressant. Il restera à voir s'il n'y a pas de contre-indications à cause de l'eau, et de la conservation, mais un nouveau séchage à la fois immédiat par soufflerie, puis en ambiance normale me semble impératif pour éviter toute moisissure avant pressage.

3 Le ramasse des noix sans se baissNOIX5er

Là je n'ai rien inventé, mais reproduit à ma façon un objet du commerce que j'ai entr'aperçu rapidement chez nos amis. Cela vous coûtera un tube de PVC de 50mm et des petits ressorts.

J'ai utilisé des ressorts existants faits avec du fil de diamètre 5/10 pour un diamètre extérieur de 4 mm. Cela semble donner de bons résultats.

Dès qu'il y a 4 à 8 noix dans le tuyau, il faut alors le retourner pour le vider dans le seau ou le panier. Parfois ça peut coincer, car des noix peuvent se mettre en coin dans le tube, mais le risque de prendre un tube plus petit (de 40 mm) évitant cela, réduit aussi la taille maximum des noix ramassables !

La dimension la plus importante relevée sur une noix est de 35 mm entre extrémités, mais des variétés pNOIX2lus grosses existent.

Un tube de DN 40 a une dimension extérieure de 40 mm, mais l'intérieur fait réellement 34 à 35 mm suivant les produits, et c'est donc trop juste (ça coincerait probablement très rapidement).

Le tube de 50 mm de diamètre extérieur fait environ 45 à 46 mm intérieur, en qualité "pluviale" (légèreté) et convient beaucoup mieux.

Bref, là aussi il y a matière à essais, et pour débuter, j'ai travaillé une demi journée en essai avec un vieux tube fait en gaine annelée de 63 (53mm intérieur et qui a parfaitement fonctionné) et cela m'a permis de vérifier certains détails dont ce qui suit :

Les deux ressorts sont à fixer solidement comme suivant la photo. Ceci sous-entend de recourber les attaches de ressorts complètement, faute de quoi, on ne manquera pas d'en perdre un rapidement !
C'est le point le plus important pour que ça fonctionne longtemps.
Au besoin, vous pouvez peut être même, mettre une goutte de colle bi composant sur les points d'ancrage, ce qui évitera peut-être aux ressorts de casser à l'attache ou de se détacher et les protégera de la corrosion.

Pour le ramassage dans l'herbe et en terrain de surface irrégulière, il est préférable de tailler légèrement la pointe du tube comme sur la photo ci dessus.

Cela permet d'avoir un enfoncement plus important pour la préhension par les ressoNOIX10rts en terrain irrégulier. Un essai de léger aplatissement du tube PVC (Photo ci-contre), parallèlement aux ressort devrait aussi à mon sens donner de bons résultats en évitant de prendre une noix sur un des deux côtés latéraux. (Je n'ai pas constaté ce défaut potentiel cependant)
Il faut aussi à mon avis quelques ressorts de secours et une petite pince pour pouvoir recourber les attaches en cas de casse.
La distance entre les ressorts devrait être de 18 à 20 mm. Les trous d'attaches seront faits par un fil de fer de ligature en acier chauffé au rouge et qui perforera le PVC (Environ à 3 ou 4 mm du bord). Plusieurs trous sont possibles pour régler la distance de séparation la plus efficace.

Vous ne pourrez pas remplir toute la longueur du tube avec des noix, car le poids serait trop important, mais environ 4 à 8 (Car après les ressorts assez faibles ne peuvent plus contenir le poids des noix, les frottements sont trop importants, et les risques de coinçage augmentent).
C'est déjà beaucoup et un véritable progrès que de se baisser sans arrêt… Ce nombre est aussi affecté par l'état du terrain. (En terrain bien plat aucun problème, on peut aller jusqu'à 15 noix environ !)

Le tube PVC peut faire entre 75 et 95 cm de long, pour ne pas avoir à plier trop le brNOIX9as et être le plus à l'aise possible, (presque le bras à la verticale (qui pend !)).
Pour qu'il n'échappe pas de la main sans avoir à trop le serrer, on peut façonner une trompette du côté de la main. (Photo ci contre)

Je crois qu'il y aurait (peut-être) moyen d'améliorer encore le dispositif avec un poussoir qui rencontre la terre avant le tube et qui remonterait plus de noix dans le tube, mais je préfère rester à ce niveau de simplicité, c'est déjà beaucoup de gain "pour mon lumbago récurent qui remerciera toujours nos amis".

4 Le séchagNOIX8e

Là aussi cette fois, d'autres amis ingénieux ont éveillé notre curiosité avec des clayettes pour "une épaisseur de noix". Et empilables s'il vous plaît !

Les amis avaient utilisé des chevrons et du grillage de 8 à 15 mm de maille. Pour ma part, j'ai utilisé ce que j'avais sous la main (de la latte de 40x27), de la vis inox et du grillage plastique.
Bref, c'est le principe qui est le plus important, et je n'ai fait q'une seule clayette mais il est bon de pouvoir en avoir plusieurs et dans ce cas, les dimensions doivent être identiques pour pouvoir les empiler.

J'ai été obligé de renforcer un peu le centre car les noix c'est lourd, surtout sur du grillage plastique ! L'air passe à peine moins bien, mais par rapport aux solutions habituelles de cagettes, c'est un réel progrès ! L'aération est réellement très bonne et le séchage est en conséquence.

Là non plus l'idée n'est pas de moi mais du copain Riri qui outre son talent en technique électronique a aussi du talent et de la rigueur pour les choses de la terre.

Il y a 4 petits morceaux de latte à chaque coin en guise de pied,  pour laisser passer l'air, et une latte centrale qui évite que le grillage plie trop sous la charge, mais le grillage plastique est à éviter, car il est trop souple. (Faute de grives on mange des noix !)
Vous pourrez ajouter au moins sur deux angles opposés des petites équerres de centrage pour un empilage sécurisé, de plusieurs éléments, de façon à ce que tout reste bien en place sans glisser puis tomber...

5 La réalisation de RNOIX21iri

(Copie intégrale de son courrier où la précision domine).

"Puisqu'on parle de noix, je te joins le plan de mes clayettes (clayette___noix_plan.PDF), ainsi que des photos, que tu pourras ajouter si tu le souhaites dans ton article sur les noix (je n'ai pas de brevet déposé).
 
Pour info, la dimension des clayettes m'a été dictée par la dimension du grillage, qui n'existe qu'en largeur de 101 cm
et vendu par longueurs multiples de 1m. Ce grillage est très  rigide (fil de 1.5 mm de diamètre) et cette dimension de maille est parfaitement adaptée pour les noix (pas pour les noisettes).
 
Comme le grillage en question est cher (11.61 euros le mètre) je me suis dit qu'il fallait absolument éviter les pertes.
 
101cm, ça fait 53 mailles, et coupé en 2, ça fait 2 fois 26 mailles entières, une fois coupées les pointes qui restent.
Côté longueur, si on prend 3 mètres ça fait 157 mailles, et coupé en 4 ça fait 4 fois 38 mailles entières et il ne reste que 2-3 mailles selon la générosité du vendeur.
Ce qui me donne finalement une grille d'environ 495 x NOIX20725 mNOIX23m.
 
Un panneau de 1 x 3 m permet alors de fabriquer 8 clayettes.
 
Comme tu peux le voir sur mon plan, le grillage recouvre la moitié de l'épaisseur du demi-chevron, et la fixation se fait simplement par des crampons de 30 mm, un crampon toutes les 6 mailles en partant du milieu de chaque côté.
Les côtés de la clayette sont eux assemblés par des vis à bois.
 
Pour assurer l'aération entre les clayettes superposées, un pied sommaire fait d'un carré de bois NOIX22est vissé dans chaque angle.
 
Cette réalisation que l'on ne trouve apparemment pas dans le commerce m'a donné toute satisfaction. Et comme tu peux le voir sur la photo, ça peut aussi servir pour les oignons, l'ail, etc..
 
Petite astuce : si la maille est trop large pour d'autres applications (noisettes), il suffit d'y poser dessus sans le fixer un grillage plus fin."

6 Conclusions

Un inconvénient des automatismes est que cela pourrait supprimer les soirées de famille ou entre amis, passées à casser des noix. C'est certainement le point le plus désolant, car une fois de plus l'automatisation va avoir raison des traditions.
Que voulez vous à mon âge, je ne peux pas me refaire   !!!

Il faut citer aussi un autre inconvénient qu'il faut annoncer honnêtement, et qui est que le dispositif est plus lent que de ramasser à la main (uniquement lorsque la récolte est très abondante, car dans ce cas on est accroupi et on utilise en général ses 2 mains !
Cependant quand les noix sont plus dispersées, dans ce cas, le dispositif devient plus rapide, car il évite de se baisser et de perdre ainsi du temps. Et il évite aussi le lumbago ce qui est véritablement un progrès important

Pourtant, lors des essais, le ramassage était des plus difficiles, car l'herbe n'avait pas même été coupée et mesurait jusqu'à 25 cm de haut et était plus ou moins couchée.
On "sentait" seulement les noix avec la semelle des bottes sans les voir…Mais en écartant avec la botte un peu l'herbe, on devinait la noix et avec un peu d'habitude elle était prise dans le tube (Avec quelques brins d'herbe)
Sur de l'herbe bien tondue, aucun problème, c'est un cas d'école, et ça fonctionne parfaitement bien !

Merci à tous nos amis pour leurs idées. Vous disposez maintenant de toutes leurs bonnes idées et astuces qui vont vous faciliter la récolte des noix grâce à eux.

Le commentaire de Riri : Pour ce qui est du ramasse-noix, je l'ai essayé et je pense qu'il faudra lui adjoindre une sorte de poignée révolver pour une meilleure ergonomie (il ne faudrait pas remplacer le lumbago par une tendinite du poignet).

Réponse : La "trompette" a été réalisée ultérieurement et devrait remplir très simplement cette fonction de préhension sans gêner lors du basculement dans le panier ou le seau.

Si vous avez trouvé aussi d'autres astuces pour casser les noix, merci de laisser des commentaires.

Crack !...Les noix, pas la bourse !

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