Se débarrasser des TAUPETAUPE2S

1 Préambule
2 La taupinière
3 L'éolienne anti-taupes
4 Le soufre
5 Les pastilles de chlore
6 L'attaque combinée au Butane
et aux pièges
7 La partie butane
8 Quelques calculs
9 Conclusions

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1 Préambule

Un bon article pour oublier provisoirement un peu de la technique ?… Pas si sûr ! Mais surtout une satisfaction d'avoir enfin réussi. (Cette fois c'est certain)
Ceux qui ont suivi mes articles ont dû voir passer le sujet de l'éolienne et des taupes… Ainsi que je l'ai dit en fin d'article, j'avais cru un instant avoir trouvé le remède miracle, mais c'était sans compter sur les états d'âme de ces demoiselles taupes. C'était et cela reste un échec !
Pas plus de fréquences basses ou élevées n'en sont venues à bout.
Le terrain ayant l'aspect d'un champ de mines, je ne pouvais plus accepter tant de provocations. Désolé j'aime bien la nature mais il y a des limites.

Je ne suis pas pour exterminer systématiquement les taupes, car elles ont certainement leur utilité dans la chaîne biologique, mais trop devient un fléau. J'ai essayé un juste milieu qui a l'air d'être satisfaisant.

Sur Internet il y a beaucoup de pages qui sont consacrées à ces petites bêtes pourtant sympathiques, et outre les vendeurs de produits miracles, j'ai vu beaucoup de déçus sauf un qui a attiré mon attention, et il détient certainement une grande partie du succès de ma propre opération…:

http://www.ciao.fr/Produits_Anti_taupes__Avis_216644  auteur Mondlin que je viens de retrouver à cette adresse. Il fallait lui rendre sa trouvaille qui reste je crois une des meilleures.
Alors félicitations Mondlin (je n'ai pas pris le temps de m'inscrire sur CIAO pour te féliciter en direct, mais je le ferai certainement un jour…)
Je n'ai cependant pas constaté de "mort clinique" de taupes, et je ne pense pas qu'elles meurent, mais elles sont seulement incommodées par un oxygène raréfié et s'en vont ailleurs (là c'est vérifié !). Pour les doses j'ai dû mettre des doses curatives plus importantes.
En tous cas reçois dans cette page, tous mes compliments pour l'idée qui reste finalement très écologique.

2 La taupinière

Je ne reprends pas ce qui a déjà été développé X fois, je dis seulement ce que j'ai constaté. Sous la taupinière, il y a en général une arrivée et un départ (ou l'inverse !) ? J'ai parfois été surpris de ne voir qu'un seul tunnel. Je ne sais pas si ça peut arriver ? Par contre j'ai souvent vu des galeries qui convergent vers la même taupinière et dans ce cas l'orifice est un peu plus gros et les galeries se divisent à peine plus loin.
On le devine très bien en engageant un doigt ou deux. (Elle ne m'a pas mordu)
Vous verrez que la taupinière est un point où la galerie peut changer de direction. Un des cas en photo est à peu près à 90°. (photo de tête d'article)

Comment retrouver les galeries après avoir découpé à la bêche, car tout est écroulé…Simplement avec les doigts ou un petite truelle langue de chat. L'entrée éboulée est beaucoup plus tendre que la terre avoisinante. Alors il faut sonder le tour du trou, et quand on en trouve qu'une, il y a peut-être deux galeries dans une ! (Elles se présentent alors en "sifflet") Je n'ai pas encore vu 3 galeries style "place de la Concorde" !

3 L'éolienne anti-taupes

Nul, et j'y avais cru un instant, à l'issue d'une période de calme "taupien". Mais plus tard, il y en a même une qui a fait un monticule juste au pied du pieu de l'éolienne. C'était donc l'échec confirmé!

4 Le soufre

Je me souvenais de l'expérience d'un ancien prof de physique chimie baptisé très amicalement "la globule", avec la leçon sur le soufre. Alors pourquoi pas ! J'aiTAUPE5 d'abord utilisé un vieux bidon d'huile en guise de récipient, délicatement découpé et fabriqué un "brûlot" ou petit creuset pour faire brûler le soufre sans enflammer le bidon. Le soufre brûle presque sans flamme, mais dégage du SO2 anhydride sulfureux très suffocant et irritant pour les poumons.
(Son inflammation nécessite un chalumeau à gaz, vu les rebords du récipient et quelques chiffons en guise de mèche.)
Peut-être que les petits poumons des taupes n'apprécieront pas ? Ce gaz est plus lourd que l'air (1.43g/Cm3), avec un terrain légèrement en pente, si on injecte en haut, il devrait se répandre jusqu'en bas. L'aspirateur en soufflerie raccordé d'un côté du bidon, et la sortie de l'autre (bout de tuyau d'arrosage) dans la galerie, le procédé aurait dû donner quelques résultats intéressant…
Eh bien pas du tout ! Je me suis aperçu que le SO2 est très avide d'eau, et que l'odeur se dissipe rapidement à l'entrée des galeries. La combinaison est certainement de l'acide sulfurique SO4H2. Cela aurait donc tendance à acidifier le sol et déshydrater la terre.
Ceci veut dire aussi que le SO2 recombiné à l'atmosphère humide ne dure pas longtemps en tant que gaz suffocant.
Le résultat est tout aussi identique qu'au précédent, c'est à dire : échec !

5 Les pastilles de chloTAUPE6re

Partant du principe que le chlore gazeux est un gaz toxique 2.5 fois plus lourd que l'air, j'ai envisagé cette solution à partir de pastilles de chlore vendues en grandes surfaces (traitement du linge -sans parfum-). Pour ne pas laisser la pastille se perdre dans la terre, j'avais fait des petits récipients en bois, non seulement pour retrouver l'entrée des galleries, mais surtout la pastille.
Les taupes ont gratté l'ensemble en le recouvrant de terre, si bien que le procédé perdait son efficacité par obstruction du dé porteur de la pastille ainsi que des galeries.
J'ai donc abandonné ce système que les taupes ont donc réussi à contourner.

6 L'attaque combinée au Butane et aux pièges

L'étape suivante a été inspirée un peu de certaines thérapies TAUPE7multiples, et j'ai donc décidé d'attaquer à la fois avec le butane et deux pièges.
J'avais vu l'article de "Mondlin" au sujet du butane, si simple à se procurer, qui ne présente pas de problème d'environnement, puisqu'il ne se combine pas facilement avec l'environnement, qu'il n'est pas dangereux, et qu'il prive seulement d'oxygène.
Sa formule C4H10 ne contient aucun atome d'oxygène, et en extérieur, son utilisation ne pose pas de réel problème. Il se vaporise à -0.4°C et c'est pour cette raison que son emploi est  toujours réservé en intérieur. Sa vaporisation produit du froid et a tendance à ralentir la vaporisation du gaz.

Pour des questions pratiques, et bien que cela soit un peu plus onéreux, j'aiTAUPE3 préféré utiliser des cartouches de butane que je place dans un petit chalumeau à gaz. C'est nettement plus facile que la bouteille de 13Kg à porter, et je crois un peu plus sécurisant en cas de problème.
La seule précaution reste alors de ne pas fumer à côté (les limites d'inflammabilité sont données entre 1.8 et 8.4% selon la littérature, ce qui implique de ne pas fumer à côté (bien entendu).
Ceci étant, une bonne "rasade " de 1 à 3 minutes de butane (après le débit diminue à cause du froid généré) dans une galerie est une "dose que l'on imagine assez bien".

TAUPE9Dans un deuxième temps après avoir bien envoyé les vapeurs de butane, j'ai posé deux pièges dans l'entrée de chaque galerie dans le même trou. Je place ensuite une planchette de bois au dessus, pour accéder plus facilement aux pièges (ça ne les effraie pas du tout, au contraire car elles ont tendance à bourrer de la terre contre s'il n'y a pas de piège)
Il est évident que ça doit remuer en dessous et qu'elles vont tout faire pour se sauver. TAUPE4Par chance j'ai réussi à en tuer une seule au piège.

Il y a encore eu quelques récidives de taupinières, mais là plus aucune prise aux pièges, mais seulement du butane envoyé à chaque taupinière (je n'avais que 2 pièges !)
Tout a diminué sur mon terrain et augmenté en proportion dans les champs à côté…Voilà l'histoire, et aujourd'hui 14 septembre 2008, je pense fortement conclure que c'était la bonne solution.

Les pièges sont vendus par 2 en grandes surfaces pour 3.5 €, avec un outil pour les tendre (c'est du sérieux du point de vue de la force, attention aux doigts des enfants…et ceux du piégeur)
Il faut les placer, les pointes vers le bas et carrément engagés dans la galerie, sans planter les pointes en terre (sinon ça ne servirait à rien) et donc simplement posés.

7 La partie butanTAUPE0e

La photo montre clairement le système réalisé à partir d'un chalumeau à gaz et d'un vieux morceau de tuyau d'aspirateur. Vous savez depuis le temps, que les objets doivent avoir une deuxième vie, voire plus, c'est ma devise….
Le tuyau souple d'aspirateur est particulièrement bien adapté, car il correspond presque exactement au diamètre des galeries. De plus sa flexibilité est un avantage important.

L'embout diffuseur du chalumeau est dévissé. Le diamètre de la vis est de 10. Il faut une réduction 10F par ½"M montée sur un mamelon ½"F/F puis l'ensemble est monté sur une réduction ½"M (20x27)  par 1"M (26x34).
(F=Femelle , M=Mâle) Toute autre combinaison finale 10 F vers 26/34M étant bonne naturellement. On remarquera une petite différence de pas sur le diamètre 10 . (Ne pas trop forcer)
Le tuyau annelé d'aspirateur se visse sur le 26x34M. Un adhésif fera le joint en cas de difficultés d'étanchéité.

Ne pas oublier l'adhésif qui obturera les entrées d'air du chalumeau, et c'est tout. C'est comme sur la photo !

8 Quelques calculs

Je crois qu'il fallait sur cette base faire quelques calculs par rapport à la cartouche de butane.
La quantité de gaz butane dans la cartouche utilisée C200 (la standard pour petit réchaud) est de 190 g.

La mole de butane fait 58g, ce qui fait 3.27 moles pour la cartouche.  En reprenant le volume des gaz parfaits, à 24 litres par mole, cela donnerait 78 litres de gaz (ou 78 dm3).

Le diamètre des galeries est de 40mm environ soit un rayon de 0.2 dm et donc une surface de 0.12 dm2. Cela donne donc une longueur de galeries de 65 mètres, par cartouche de 190 g !

Pour vous éviter les calculs, avec un bouteille de 13 KG cela ferait 68 fois plus soit
4420 mètres !
Voilà vous savez tout ! et j'espère ne pas m'être trompé dans ces calculs oubliés depuis longtemps...

9 ConclusioTAUPE8ns

Je pense que cette fois c'est gagné, et que tout retour intempestif ne nécessitera que de gazer un peu les galeries, pour que les petites bêtes retournent plus vite dans les prés à l'herbe bien grasse…Cela devrait éviter des "meurtres" toujours peu honorables !

Les taupes sont parait-il intelligentes et auront compris qu'elles ne sont plus désirées dans la zone…

Le bonheur des uns fait parfois le malheur des autres, mais c'est ainsi…

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