AFFICHEUR LCD LM093XMLNLCD1
(HD44780 HITACHI) ou DIP162

1  Les Afficheurs (liens)
2  Les points importants à retenir
3  Les Essais
3.1  Essais manuels
3.2  Essais automatiques
3.3  Le mode 4 bits
3.4 Le mode série
4  Conclusions

Si vous arrivez directement sur cette page par un moteur de recherche, vous pouvez avoir accès à la table des matières et à chaque article, en page d'accueil.    L'accès se fait par l'un des deux liens en tête de colonne de droite ----->

Les questions correctes en fin d'un article recevront toujours une réponse, mais pas les questions par "CONTACTER L'AUTEUR" qui n'auront pas de REPONSE (car je suis obligé de répondre par mail).

A voir aussi  en colonne de droite (lien direct) ------> les articles "BONJOUR" ainsi que "INFOS rapides"...
Il est déconseillé d'indiquer ses coordonnées (mail, adresse ou téléphone).
Ce blog est modéré et vous pouvez demander simplement en tête de question à ce que vos informations restent confidentielles si nécessaire. Rien ne sera publié, mais ma réponse sera faite sur l'article correspondant (et non par mail).


  Préambule

J'ai été amené à la rédaction de cet article pour cause de l'utilisation future d'un afficheur LCD dans le cadre d'un projet avec PIC.

Il m'a semblé nécessaire dans un premier temps de ne pas perdre mon temps en Assembleur PIC pour régler un problème de fonctionnement d'un afficheur. Il y aura bien assez de temps à consacrer à la seule programmation des PIC, car ce n'est pas gagné d'avance.

J'ai donc préparé une petite documentation comme à la bonne habitude, (sans toutes fois avoir tout vu et tout maîtrisé). Ultérieurement j'ai regardé un peu ce qu'il y avait sur le sujet sur Internet, et je me suis aperçu que le sujet était bien documenté...

Travail inutile ? Peut-être pas, car avoir tous les éléments en main pour appréhender un sujet  et avoir une autre vision est toujours un gain de temps appréciable.
Enfin tester un afficheur LCD reste un élément intéressant nécessitant peu de matériel, switchs et éventuellement ordinateur "démodé" (8086, 80286, 386 etc...).

 1  Les Afficheurs (liens)

 Un premier abus de langage concerne le terme afficheur qui représente aussi bien la seule partie d'affichage contenant les cristaux liquides, que l'ensemble électronique complet, comprenant l'affichage ET l'interface utilisateur. Le lecteur sera obligé de comprendre quelle représentation sera affectée au mot, suivant le contexte. A ma connaissance il n'y a pas de terme spécifique pour différentier.

Le LM093XLMN est un afficheur de 1 ou 2 lignes de 16 caractères visibles.

Cet article résume en réalité ma démarche d' essais off-line avant d' aller plus loin dans les réalisations.

J'ai récupéré un afficheur sur circuit imprimé  LM093XLMN qui est composé en réalité de deux circuits Intégrés spécialisés dont le HD44780 d'HITACHI et le HD44100.
Le HD44780 est chargé du dialogue interface utilisateur et de la liaison avec le deuxième circuit qui est lui même chargé plus spécialement de la gestion finale de l'appareil (partie des cristaux liquides).

Ces afficheurs LCD sont largement utilisés en automatismes  et dans bien des appareils à sous (dernier exemple la machine à café du super marché par exemple).

Je précise également que l'aspect théorie LCD, qui s'il est intéressant, n'est pas mon objectif premier qui reste orienté principalement application et non théorie !
Pour appréhender le sujet, plusieurs URL sont bien documentées et comme je ne veux pas plagier, je vais simplement les citer avec quelques commentaires :

Les principales adresses sont les suivantes :

http://pdf1.alldatasheet.com/datasheet-pdf/view/63673/HITACHI/HD44780.html
(Datasheet du principal circuit intégré HD 44780 d'HITACHI) L'autre Circuit HD44100 ayant la fonction de pilotage de la matrice des cristaux liquides (tâche assez complexe aussi à priori) Bien que ce ne soit pas l'afficheur lui même mais un de ses composants, le rapprochement est quasi le même (Pas d'autre circuit intégré en tampon)

http://www.datasheetarchive.com/LM093XMLN-datasheet.html
(doc HITACHI du LM093XMLN) Cette documentation constructeur (non trouvée chez HITACHI) n'est pas très explicite pour pouvoir passer les commandes de l'afficheur depuis un autre dispositif. De plus cette doc est diffusée sur tous les autres sites (haut de page avec la même référence manuscrite, à croire qu'il n'y avait chez le constructeur qu'un seul exemplaire !)

http://www.lcd-module.de/eng/pdf/doma/dip162-de.pdf
(ELECTRONIC ASSEMBLY, Site Allemand du DIP162 équivalent du LM093XLMN le plus intéressant même relativement au site du constructeur et ayant le même pinning). C'est à partir de cette doc que j'ai fait les premiers essais.

http://matthieu.benoit.free.fr/affi-lcd.htm
Site intéressant et très bien expliqué. Il précise bien les commandes et les particularités. Quelques rappels sur la théorie LCD sont toujours bienvenus. De bons tableaux sur les adresses et le pinning (Attention voici un cas de pinning différent)

http://pagesperso-orange.fr/fabrice.sincere/cm_electronique/projet_pic/LCDalpha/LCDalpha.htm
Certainement le site le plus agréable pour expliquer ce qui n'est pas toujours simple. Des schémas d'applications étoffent également les possibilités de liaisons d'interfaces. Un très bon site.

http://gilles.berthome.free.fr/02-Syntheses/E-Conversion_electriques_physiques/Synthese_afficheur_LCD.pdf
Un autre site également bien documenté, mais à mon sens un peu moins précis que le précédent.

Enfin le site http://www.aurel32.net/elec/lcd.php
Qui précise très bien des points obscurs tels que les zones non contiguës dans la RAM pour les afficheurs 2 lignes ainsi que les jeux de caractères et les affectations de caractères particuliers.

De toutes façons toutes ces références sont utiles, car elles ont toutes leurs particularités, et oeuvreront à votre compréhension.

Noter que je n'ai personnellement pas approfondi un certain nombre de points qui ne m'intéressent que peu, et que je n'en dirai donc que peu de choses.
Dans ce type de méconnaissances, il y a les différents types de Défaut Ecran suite à chocmatrices, (j'ai cherché la différence et je n'ai rien vu !) des jeux standards. Il me reste aussi un point que j'ai vu développé ailleurs dans un des articles, et qui est le passage des modes 4 ou 8 bits (en dehors du reset hardware effectué par l'afficheur).

(Une info utile, j'ai "bousculé" l'afficheur et ça ne lui a pas fait du bien ! mais il semble s'être largement auto-réparé, je n'aurais pas imaginé cette dernière possibilité ! voir photo ci-contre, clic pour agrandir)

2  Les points importants à retenir

  • Presque tous  les afficheurs ont les mêmes signaux de commandes. Pour la bonne raison que le LM093XMLN est réalisé comme d'autres  afficheurs à partir de circuits intégrés tous compatibles. Mais attention, si les commandes sont les mêmes, le pinning de raccordement peut être différent suivant les marques d'afficheurs.

  • Le mode 4 bits est utile pour réduire le nombre de fils de commandes principalement avec des µ-contrôleurs (PIC). Ce mode est lent mais à la milliseconde près l'oeil ne voit pas beaucoup de différence. Ce mode reste délicat pour les commandes, et il vaut mieux se familiariser en 8 bits pour commencer...

  • La RAM des données est organisée avec une fenêtre visible sur un nombre de caractère stocké plus important (16 visibles sur un total de 40 par ligne).

  • A noter (si j'ai bien compris), un trou d'adresses entre la fin de la RAM première ligne et le début de la deuxième. Cependant lors d'une opération de shift, ces trous d'adresses n'apparaissent pas. (Adresse finale invisible)
    1ère ligne=10 1000 (40) et adresse 1er caractère visible 2ème ligne= 100 0000 (64)

  • La consommation sans rétro-éclairage est de 2 mA sous 4.95 Volts et passe à 67 mA avec rétro éclairage (pin 15 du LM093).

  • Le réglage du contraste (pin 3 du LM093) avec un potentiomètre fonctionne parfaitement, mais n'est pas impératif pour les essais et une simple mise à la masse est suffisante.

  • Le passage en mode 4 bits à la mise sous tension de l'afficheur nécessite le seul cas particulier de transmission, puisque à la MST l'afficheur est positionné en 8 bits. Pour le passage en 4 bits, une seule instruction sur 4 bits interprétée comme une 8 bits prépare le circuit à recevoir une deuxième commande en 4 bits cette fois. Il est nécessaire de comprendre que l'afficheur est dans un mode et que son passage dans un autre nécessite de POUVOIR le faire. (Comment passer du mode 8 bits en 4 bits, avec 4 bits de commande ? that is the question !) Ainsi j'ai lu dans un des articles cité  qu'il ne fallait pas avoir peur d'envoyer plusieurs fois la même commande pour changer de mode...J'ai eu des difficultés pour passer  depuis la MST de 4/8/4. (Le repassage à 8 marchant parfaitement).
    Dans une application réelle, je pense qu'une fois l'application définie, le changement en cours à 4 ou 8 bits est une anomalie de conception, car ce sera 4 ou 8, mais sans changement.

  • Seule la doc du HD44780 mentionne les états du display à l'issue du reset interne à la MST. Je pense utile de les rappeler.
    Display clear : (Absence d'affichage vraisemblablement pour cause des valeurs aléatoires de la RAM à la MST).
    Fonction Set : DL=1 / 8 bits ; N=0 1 ligne display ; F=0 matrice 5x8 .
    Display ON/OFF control : D=0 display OFF ; C=0 Cursor Off ; B=0 Blinking Off
    Entry Mode Set : I/D=1 Increment par 1 ; S=0 Pas de décalage

  • Le Bit 7 indique si l'électronique est capable ou non d'accepter un dialogue (BUSY). Il serait judicieux de commencer par tester l'occupation interne de l'afficheur avant toute choses, car cela permettra de travailler en temps masqué. (Je ne l'ai pas réalisé ainsi).

  • Cette électronique n'est pas affectée par des timings lents, seul le front descendant de l'Enable est important. On verra que cette particularité permet des essais en manuel.

  • Le circuit garde la mémoire sur arrêt de l'alimentation pendant assez longtemps (l'écran reste visible jusqu'à 3.8 volts). Je suppose que le circuit est capable de garder la mémoire (sans affichage cependant) encore plus longtemps. Supposons que l'alimentation de labo donne quelques µA salutaires...

  • En mode 4 bits, entre les deux quartets, le bit Busy n'est pas traité, et le deuxième quartet peut être lancé sans aucun délai.

3  Les Essais

3.1  Essais manuelLCD2s

D'après les notices, on pouvait supposer un fonctionnement correct en statique. Cela a été vérifié avec la construction d'un petit pupitre improvisé et passage de quelques commandes dans un premier temps. Il est difficile d'aller très loin dans la complexité des commandes, car les erreurs de manipulations sont fréquentes et longues à réparer, car il faut un certain temps pour assurer dans les débuts une mise hors tension efficace.

Cet essai a permis de gagner un temps important dans la compréhension du fonctionnement de base. Cet essai ne permet pas cependant de réaliser des opérations longues et compliquées à cause des erreurs de manipulation (en 4 bits principalement).

Ces essais sont obligatoirement basés sur la vision à l'écran dans un premier temps. Vu la fonction principale de l'afficheur qui est d'AFFICHER. Il est cependant possible de lire cette mémoire en ayant précisé préalablement l'adresse de RAM.

3.2  Essais automatiqueLCD3s

Les limites du mode manuel sont telles que l'on n'est jamais sûr d'avoir bien manipulé les switchs ou qu'il n'y a pas eu des rebonds. La seconde phase a donc été de réaliser un eprolongation des fils,  un bout de programme en Turbo Pascal 4 et de brancher l'afficheur sur le port // de l'imprimante...

Oui, Oui... je sais vous n'avez plus de port // sur les nouveaux PC. Par contre vous avez bien un vieux "tromblon" sous DOS. Il fera à merveille cette opération.

Voici la liste des raccordements nécessaires :

 

 

Pin CENTRONICS //   Nom signal //      Pin Afficheur      Nom Signal  Aff

1                           STROBE*           6                     ENABLE
2                           D0                    7                     D0
3                           D1                    8                     D1
4                           D2                    9                     D2
5                           D3                    10                   D3
6                           D4                    11                   D4 (D0)
7                           D5                    12                   D5 (D1)
8                           D6                    13                   D6 (D2)
9                           D7                    14                   D7 (D3)
                                                    15                   Allumage LED

14                         AUTOFEED*         4                    R/S 
16                         PRIME                 5                    R/W
                                                     3                    VEE Contraste
                                                     2                    VDD +3.3 à +5V
                                                     1                    VSS Masse 0V
    

 

Vous pouvez clicker pour télécharger un bout de programme d'essai avec décalage et passage en mode 4 et/ou 8 bits. Le repassage en mode 4/8/4 pose quelques problèmes comme indiqué plus avant.

Télécharger  le source PASCAL 4.0 LCD1.PAS

Télécharger l'exécutable LCD1.EXE

Attention le mode d'émulation DOS de WINDOWS pose des problèmes dans ce type d'application. Il est presque toujours nécessaire de booter sur le DOS.

Noter qu'il serait préférable (en programmation réelle) de tester le BIT 7 en préalable à toute opération. Je ne l'ai pas réalisé à cause de la progression logique, car j'ai d'abord mis des délais maximums pour éviter des instructions que je ne saurais peut-être pas mettre correctement en oeuvre.
Et puis après j'ai décidé logiquement de remplacer les délais par un test du B7 sans penser à la future chronologie informatique. A remarquer que la lecture n'est pas obligatoire et qu'elle peut être remplacée par des délais, mais que cela permet de gagner une E/S sur le PIC (R/W*). Ce périphérique devient ainsi exclusivement "Sortie".

Dans une deuxième phase, le but est de minimiser les E/S sur le PIC. En ce sens la fragmentation des données 8 bits en deux fois 4 bits est intéressante, car le programme d'un PIC est assez rapide pour traiter le double de commandes, par contre, cela permet une économie notoire de nombre d'E/S et donc de repasser sur un modèle plus petit de PIC.

3.3 Le mode 4 bits

Ce paragraphe vient d'être ajouté (19/10/09) car si les essais en 8 bits n'ont pas posé de problèmes, le passage de 4 à 8 bits en avait posé et n'avait pas été complètement examiné.
C'est à l'occasion de la recherche de la séquence précise pour passer en 4 bits avec un PIC, que j'ai dû reprendre le sujet.
Le petit pupitre manuel m'a servi pour ces essais, et est très pratique. Le bout de programme en turbo pascal donné fonctionne, mais j'avais eu des difficultés pour repasser de 4 bits en 8 bits. (Cela n'est pas mentionné comme irréalisable à priori, seul le nombre de lignes et la police le seraient, mais le cas est fort peu probable : 4 bits--->8 bits--->4 bits)

Je crois qu'avant de donner la séquence qui fonctionne, il est essentiel de bien comprendre les raisons de ces difficultés, car finalement, c'est cela le plus important : COMPRENDRE !.

A la mise sous tension le display qui est de nature comparable à un PIC, réalise une séquence d'initialisation de l'ensemble de ses registres internes et DEVRAIT se positionner dans une configuration stable et connue.

Dans ce contexte j'ai lu plusieurs fois qu'il fallait forcer la mise en configuration 8 bits plusieurs fois pour être sûr que cela soit bien compris…
Cela m'a laissé rêveur, et loin de jeter la pierre à celui qui l'a écrit, je dois dire que la documentation HITACHI du HD44780U semblait lui donner raison (voir page 46).
http://www.datasheetcatalog.org/datasheet/HitachiSemiconductor/mXvyusu.pdf

Mais ma logique personnelle m'interdit de penser à un manque de détermination, aussi j'ai parcouru la notice plus précisément et cela s'explique par la datasheet HITACHI qui donne cette méthode comme méthode de SECOURS SI l'alimentation ne s'établissait pas correctement et seulement SI ! ("If the power supply conditions for correctly operating the internal reset circuit are not met, initialization by instructions becomes necessary") Il fallait donc lire jusqu'au bout la notice constructeur…

Il y a plusieurs points qui méritent attention :

- Le vieux proverbe qui peut le plus peut le moins a sans doute été oublié, et quelques que soient les raisons qui ont conduit à établir le mode 8 bits en mode initial me parait une erreur fondamentale du fabricant. En effet il était beaucoup plus logique de prévoir le mode 4 bits et de l'étendre à 8 à l'initialisation.

- Il ne serait pas possible d'utiliser la lecture du BUSY FLAG en initialisation, car au tout début, on ne sait pas encore ce qui va être décidé en nombre de bits de d'interface, et les bits de poids faible pourraient ne pas transiter suivant le mode 4 ou 8.

- La toute première opération à donner après la MST est d'indiquer le mode 4 bits. mais à ce sujet comment indiquer 4 bits alors que le display est initialement configuré en 8 bits et qu'il n'y a que 4 fils data (selon moi, il n'y pas d'état incertain 4 ou 8, c'est 8 à la MST !). HITACHI donne d'ailleurs une explication qui va dans ce sens à la page 42 de la notice en step 2 : ", and only this instruction completes with one write." (sous entendu on est en 8 bits)
En d'autres termes, seule l'instruction de passage en 4 bits est acceptée avec une seule écriture de 4 bits en mode 8 bits !!!. (Psychologiquement très fort !)
(C'est en effet une exception, car on demande à l'afficheur de passer en 4 bits avec seulement 4 bits data alors qu'il est configuré en interface 8 bits !)
(De plus en examinant le tableau des commandes on s'aperçoit que "l'oubli" des 4 bits de poids faible n'a pas de répercussion car ils ne sont pas nécessaires pour lever le doute sur la commande).

- On remarquera à la page 42 qu'au Step 3 on réitère la commande 4 bits, mais cette fois avec un deuxième quartet, car il faut tout de même préciser le nombre de lignes (N) et la taille des fontes utilisées (F).
A partir de cet instant, précise Hitachi, le nombre de lignes et la police ne peuvent plus être changés. Aucune allusion cependant au passage fort improbable de 4 bits à 8 bits ?

- Le mode 4 bits n'est qu'un artifice hardware pour passer 8 bits en 2 fois 4. Il n'y a donc pas de delay en millisecondes, mais seulement des temps de transfert "tpd" de logique traditionnelle. (Pas de test de BUSY FLAG par exemple)

Voici le résumé de la page 42 de la doc HD44780U pour le passage à 4 bits. Cette séquence fonctionne parfaitement avec 2 marques d'afficheurs différents équipés du même circuit HITACHI.
Les bits RS et R/W* sont précisés lors des Steps et la validation de 4 bits se réalise par une impulsion positive sur "Enable", (Autant de fois qu'il y a 4 bits à envoyer)

Step 1
Mise sous tension. Le display n'affiche rien (remarque personnelle, suivant le niveau du contraste, la première ligne est en damier)

Step 2  ( RS=0 et R/W*=0 jusqu'au step 5)
Fonction set  0010 
Envoi de la commande mode 4 bits (DL=0) le display n'affiche plus rien. (La ligne 1 du damier s'éteint)

Step 3
Fonction set  0010 (nouvelle commande mode 4 bits)
                   10xx (2 lignes et police normale 5x8) le display n'affiche toujours rien.
Il est écrit dans la doc HITACHI que la commande 4 bits doit être envoyée "twice", (2 fois) c'est donc normal que le code de commande soit répétée en Step 3. (Doc page 23, interfacing with the MPU)

Step 4
Display on/off control 0000 (commande On/off)
                              1111 (Cde affichage On, avec curseur et clignotement)
à partir de cet instant le curseur est affiché en colonne 1 ligne 1.
Les datas du  display sont initialisés à espace par la logique interne de l'afficheur (il n'est donc pas nécessaire de le faire). (A configurer suivant votre souhait fonctionnel)

Ces 4 steps sont impératifs pour pouvoir travailler en 4 bits.

Step 5
0000 Entry mode set
0110  incrémente adresse de 1 et décale le curseur d'un caractère à droite sans shift des caractères.
A ce sujet notez une petite erreur de sens sur le site www.aurel32.net (Ce n'est pas une critique c'est une erreur bien pardonnable car c'est un bon site généraliste). Deux autres notices dont celle d'HITACHI précisent le bon sens (ID=1=à droite)

Step 6 (RS=1 et R/W*=1)
0100 premier quartet data de la lettre H
1000 deuxième quartet data de la lettre H
etc…

Cependant il faut encore évaluer des éléments dont je ne sais plus où je les ai lus, mais qui sont les suivants, il est dit que lors du passage en 4 bits, les lignes des poids faibles inutilisés D0 à D3 ne sont pas "regardées"…Ceci est absolument faux, car si on les force à zéro, ça ne marche pas du tout. (Ceci est en contradiction avec la datasheet page 23 "Bus lines DB0 to DB3 are disabled"). C'est également en contradiction avec "aurel32" qui les place à la masse…

Je me suis également fait prendre par un câble prévu en 8 bits et dont seuls 4 fils data étaient utilisés…Eh bien c'était une grave erreur car les tensions induites dans ces fils uniquement raccordés au display faisaient antenne et perturbaient largement le fonctionnement au point de ne plus rien y comprendre. (Création de "zéros artificiels"…)

Les data lines D0 à D3 ne doivent PAS être connectées et doivent rester en l'air au plus proche de l'afficheur (simplement non connectés !)

Delays
Durant l'initialisation, il y a lieu d'envoyer chaque instruction avec un delay "suffisant" suivant la table 6 dans la notice page 25.
Par mesure de précaution prendre un delay standard et suffisant pour chaque séquence d'initialisation, cela n'étant pas réellement gênant à cet instant.
5 millisecondes ne me semblent pas un delay trop long et permettent d'avoir une séquence unique de temps qui satisfasse à toutes les commandes d'initialisation avec sécurité.

Il faudra cependant tester le "BUSY FLAG" à partir des Step 5 ou 6, car cela est largement préférable, sauf si toutes fois vous avez réduit votre interface du fil (R/W* supprimé).

J'ai lu également que le fait "d'empiler" les commandes sans tester le BUSY FLAG pouvait éventuellement "affoler" l'affichage ? (cela parait normal !) Faire chauffer les deux circuits ? (Je suis surpris !)

De toutes façons cela me parait "un peu surfait pour le 2ème point…", mais on ne sait jamais, et comme je ne veux pas tenter le diable, alors dans le doute et pour une exécution correcte, il me semble nécessaire de bien travailler avec le BUSY FLAG pour que l'affichage soit correct et qu'un µ ou un PIC de commande perde le moins de temps possible.
On notera aussi que le BUSY FLAG n'a pas à être testé à chaque quartet, mais seulement tous les 8 bits envoyés et qu'il faudra cependant respecter 450 ns entre les deux "Enable" (à 1) de chaque quartet. (Voir ci-après)

J'ai vu des timings très divergents selon les auteurs où l'on demande 220 ns de temps mini "Enable" à 1, alors qu'HITACHI réclame 450 ns. De même pour le cycle Enable (période) qui devrait faire 500 ns selon un site et qui selon HITACHI fait 1000 ns (mini).
Il y a donc beaucoup de "bruit de fond" sur ce sujet des afficheurs et encore plus si l'on creuse plus profond certaines particularités dont le mode 4 bits.
Dans tous ces cas, je me réfère toujours à la documentation constructeur qu'il faut réellement bien traduire. Dans le cas de timings erronés, allonger les temps est souvent jouer la sécurité. Je rappelle mes essais avec de simples switchs où là le 1/10 seconde est déjà "beau" !

Voici un peu le tour du sujet sur le mode 4 Bits et quelques autres particularités repérées à cette occasion. Pour les autres modes notamment les autres matrices de caractères, je ne m'en suis pas occupé…A vous de creuser le sujet si il vous intéresse et pourquoi pas de l'ajouter à cet article si vous le désirez !!!

Ces éléments sont importants car l'afficheur permet de faire un debug en réel d'un programme sur PIC. Il vaut mieux que ce premier pas fonctionne correctement !

3.4 Le mode série

Le mode série est un substitut très intéressant aux deux autres mode 4 et 8 bits, car il permet de n'utiliser que très peu d'entrées sorties du PIC.

Le principal inconvénient de ces modèles est leur prix quasi multiplié par 3 par rapport au prix d'un modèle 4 ou 8 bits. Il y a donc à essayer de trouver quelque chose de simple et de peu onéreux pour transformer un afficheur LCD standard en afficheur LCD série.

Un article complet traite de ce sujet, (Modifier un afficheur LCD parallèle en Série) vous le trouverez à cette adresse. Il est compatible avec tous les modèles tant celui de ce même article que des modèles plus récents.

Sans aucune prétention, le port CENTRONICS reste un instrument d'essais universel extrêmement utile sous DOS. Dommage qu'on l'abandonne de plus en plus au profit de choses très compliquées.

(La dernière bêtise dont je viens malheureusement de faire les frais est le chargement en boucle  d'une mise à jour de WINDOWS XP KB936181. Cela représente 2 à 3 fois plus de temps en problèmes que pour écrire ce bout de programme).
(Remarquer que le site de Microsoft, pour régler ce problème cité ci-dessus demande à ses nobles utilisateurs de passer un commande REN qui appartient au bon vieux DOS ! eh oui, même le champion y a recours ! serait-il dopé ?...)

En regardant d'un peu plus près les forums, j'ai vu que le sujet des afficheurs LCD qui est finalement bien traité au niveau définitions par les différentes références citées, n'est pas au niveau réalisation d'une simplicité extrême, puisque de nombreuses questions sont posées dans les forums spécialisés. Ceci me conforte dans mon idée d'essayer le plus possible de démultiplier les difficultés (lorsque c'est possible).
Ce petit article sera peut-être un bon complément, et le récent ajout du mode 4 bits mettra peut-être un terme à quelques difficultés ?

Bonnes soudures à toutes et tous.

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