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23 octobre 2007

EAU de pluie pour les WC

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EAU de PLUIE pour les WC (V4* voir fin article)                           100_1433

1   Préambule

2   Réglementation

3   Les éléments à mettre en œuvre

4   La Citerne

5   Le surpresseur

6   La maintenance


1   Préambule

En ces périodes de disette sur l'eau potable, il est quand même assez dommage d'utiliser une eau potable pour évacuer la mmmm (soyons polis et c'est ainsi que je nommerai la chose).

C'est dommage pour trois raisons.

La première est que l'on puise dans une ressource d'eau potable (qui devrait donc servir uniquement à la boisson et aux différentes tâches quotidiennes de toilette du corps et de préparation des repas).

La deuxième est que l'on traite cette eau, parfois très lourdement (donc avec un coût élevé), et que c'est parfaitement inutile, puisque en sortie de WC l'eau est immédiatement impropre.

La troisième raison est que l'eau de pluie des toitures part majoritairement pour rejoindre les rivières et ne profite que peu à renforcer les nappes phréatiques.

Je citerai que pour information cela est également bénéfique pour la nature en limitant (un peu) les vitesses d'écoulement et donc les inondations.
C'est bénéfique également à la station d'épuration qui voit ainsi un peu moins de liquide dans le cas des réseaux unitaires.

Que dire de ceux qui font cela pour la seule raison financière ? L'esprit est délibérément mauvais, mais le résultat est excellent. Alors pour une fois où le profit sert la cause de l'homme, il ne faut surtout pas s'en priver !

Quels sont les profits ?

Le premier profit est sur le prix de l'eau lui-même, puisque l'eau du ciel est toujours gratuite (mais pas la maintenance et la potabilisation).
Le deuxième profit est sur les M3 d'assainissement non payés. Eh oui !
Et c'est bien là-dessus que les idées divergent. Car les installations de traitement des Eaux ne sont pas gratuites, ni en investissements ni en exploitation…

Mais au fait mon installation va me coûter combien en supposant que je sois en mesure de la réaliser moi-même ? Il faut compter suivant les volumes de stockage et le degré de technicité voulu, entre 450 € à plus de 1500 €.

Alors vu les coûts, il me parait bien un peu normal que la personne qui a investi dans ce dispositif soit un peu récompensée par un certain abattement lors de la facture assainissement.

A titre d'indication 50 à 70 litres par semaine et par personne semblent des valeurs acceptables. Ceci pour une famille de 4 personnes représente donc 10 à 15 M3 par année soit une économie d'environ  20 à 30 EUROS par année.

Quel est le temps de retour sur investissement ? En prenant les maximums de consommation et les minimums de prix de revient ? Cela donne environ 15 ANS et au mieux.
Alors je ne crois pas qu'il y a lieu de faire tout un foin pour les gens qui se sont montrés sensibles au problème des ressources en eau potable. Ce sont eux qui sont dans le vrai, car aucune entreprise ne travaille aujourd'hui avec un temps de retour sur investissement minimum de 15 années.

ZUT j'ai oublié l'électricité ! c'est presque négligeable, et pour pomper 10 M3 il faut compter sur un groupe de 600 Watts minimum et de 2500 L/H, soit donc sans finasser 4 heures de pompage annuel et 2400 Wattheures à 0.6 Euros le KWH soit encore 1.5 Euro ! On oublie !

Alors cher lecteur sachez répondre à vos élus ou aux fermiers lorsqu'ils vous disent que vous les privez de revenus avec vos citernes…

Je ne veux pas non plus noircir la chose, mais à l'avenir, dans au moins une quinzaine d'années, il sera normal de payer l'assainissement ainsi "oublié". D'une certaine manière, cela récompenserait ceux qui ont été sensibles au sujet. (Les autres auront tout payé !) Des compteurs auxiliaires sont tout à fait envisageables dans le cas où il y a une citerne, mais le prix de l'assainissement devra être revu certainement à la baisse par rapport au M3 du réseau.

Ce long préambule explique je pense quels sont les tenants et aboutissants du sujet. On verra qu'il y a lieu de faire les choses dans les règles, car il peut y avoir des risques sanitaires pour les habitants du lieu, voire pour les habitants voisins (on ne sait jamais).

L'eau des citernes est par définition impropre à la consommation, car elle contient des tas de polluants et animalcules diverses qui n'attendent que le moment pour vous envoyer à l'hôpital avec une sérieuse gastro-entérite. Alors pas de blagues et continuez bien à lire la suite, ce n'est pas anodin.
L'eau des toits va toujours en premier lieu dans les citernes. Il s'agit des eaux de "lessivage" ainsi appelées dans le langage des initiés de la route. C'est réellement du poison. Une fois la citerne remplie cela passe à égout.

2   Réglementation

La réglementation est constituée des règlements sanitaires départementaux, pour ce qui nous intéresse.
(Ils ont à peu près tous le même canevas)

Plusieurs points sont à examiner :

L'eau potable est destinée à la consommation HUMAINE, ceci veut dire que vous ne devez pas distribuer de l'eau de citerne pour la boisson (elle est toujours impropre à la consommation même avec les recettes miracle qui existent…)
Seule l'eau du réseau public est réputée potable
L'eau potable vous est livrée à votre domicile et vous êtes tenu de ne pas renvoyer d'eau de vos installations sur le réseau (même sans surpresseur).
Habituellement, le concessionnaire du réseau installe pour vous (car vous l'ignorez en général) un clapet anti-retour juste après le compteur, sur votre installation. Vous êtes responsable de cet équipement car il est situé après compteur, mais il est insuffisant si vous avez des pompes éventuellement raccordées au même réseau interne de votre habitation.100_1746

Si vous pensez qu'un jour votre citerne pourrait être vide (par sécheresse), vous ne manquerez pas de mettre un secours par le réseau public. C'est là que les choses se gâtent, car vous devrez au minimum équiper votre installation d'un DISCONNECTEUR qui assurera la mise à l'égout de votre installation, si la pression de l'habitation devenait plus élevée que celle du réseau (cas ou le réseau est en panne par exemple).
Ce disconnecteur est obligatoire si vous réunissez les réseaux par un jeu de vannes (et clapets).

Le prix du disconnecteur vient encore alourdir le prix. Autre solution, en cas de sécheresse, prenez un seau et le temps qu'il faudra !

VANNE_CLAPLe jeux de vannes et de clapet si vous souhaitez un secours sécheresse a également un coût…(Zut encore un peu plus !).
            

J'ajouterai que si vous faites un secours, vous devrez impérativement mettre deux clapets sous peine de vous empoisonner vous-même avec l'eau de la citerne qui est impropre à la consommation.

Attention à la note du Conseil supérieur d'Hygiène Publique  de France du 5 sept 2006. Voir les textes :

http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/eau/eau_pluie/aviscshpf_050906.pdf

Personnellement, avec des clapets, des vannes et avec un disconnecteur sur le réseau principal qui évite tout retour d'eau sur le réseau public, je ne vois pas la raison profonde qui interdirait d'utiliser ce principe pour les WC.
S'agissant d'une recette publique sur l'eau des toilettes qui n'est plus comptabilisée en assainissement, je pensais bien que cela ne devrait pas passer inaperçu. Il vaut beaucoup mieux laver la "merde" à l'eau potable qu'avec l'eau des toitures quitte à manquer d'eau ! NON je ne suis pas d'accord, car la planète vaut bien mieux que cela.
Aurions nous peur d'une petite éclaboussure d'eau impropre ? restons sérieux !
Comment traite-t-on le cas des chaudières raccordées au réseau interne ? Eh oui !

Dernière minute
Un texte officiel prévu en ce début d'année 2008, aurait en projet la séparation absolue des réseaux. Le secours éventuel, s'il devait se réaliser ne pourrait être fait que par surverse (voir nota ci après). Le disconnecteur serait donc considéré comme insuffisant...
Cela devient réellement une affaire financière...Et pourtant les collectivités et les pouvoirs publics imposent parfois la récupération de ces eaux de pluie, dans les nouvelles habitations...

Dans ces conditions, le mieux est peut-être d'avoir 2 réseaux non communicants et lorsque la citerne est vide de prendre le seau...

Encore qu'une solution existe cependant, qui serait encore moins onéreuse que le disconnecteur, mais serait-elle acceptée des pouvoirs publics ?
Le réservoir de chasse est le lieu privilégié pour procéder par surverse, car il y en général deux trous d'alimentation en eau sur le réservoir. Il suffirait d'avoir deux robinets à flotteur (pas beaucoup de place pour un deuxième flotteur). Ainsi il y aurait une double alimentation du réservoir et la loi serait ainsi respectée, (dans la mesure ou le siphonage est impossible par un éventuel tuyau anti-bruit).

(NOTA : La surverse consiste à verser "par dessus", dans une bâche, (réservoir) sans aucune canalisation commune)

Attention je ne parle que de l'eau des WC et du jardin ou voiture mais pas pour la cuisine ni la douche/bain !

3   Les éléments à mettre en œuvre

Un petit aparté avant toutes choses, est la nécessité de voir de l'eau claire dans la lunette des WC. Un deuxième aparté et de ne pas casser sa pompe avec une eau chargée en sable et autres "saletés".

La citerne : Elle mériterait un chapitre complet ! Allez on va en parler dans le chapitre qui suit.

Le surpresseur, c'est le cœur du sujet. Sans lui pas d'eau. Il y a lieu de comprendre le fonctionnement de cet équipement…Un surpresseur c'est un moteur électrique, une pompe, un ballon et un pressostat.
Ça existe tout fait et c'est parfois intéressant, mais c'est assez facile à réaliser.
Il y a une pompe dite "pompe de surface" associée à un ballon à membrane élastique qui est pré-gonflé (Un ballon de chauffage central convient tout à fait) et un clapet antiretour situé sur la crépine d'aspiration de cuve, qui va empêcher le désamorçage de la pompe.

Il vous manque encore un élément important qui est le pressostat. C'est lui qui va, lorsque la pression diminue, mettre en route la pompe et remplir le ballon de stockage. Ajouter en plus un contrôle de cuve vide pour ne pas abîmer la pompe.
A ce niveau, il y a des compromis de fonctionnement de la pompe à trouver, relativement au nombre de personnes, et relativement aussi au nombre de démarrages à l'heure acceptés par le moteur. (Lire la notice).

Non cela reste à votre portée ! Mais il fallait quand même le dire. Habituellement une chasse d'eau de WC fait 6 ou 10 litres, et il vous faut donc un ballon de stockage au moins égal à une chasse d'eau. (18 à 25 litres  habituellement)
Faut-il un ballon spécial avec enveloppe sanitaire ? NON puisque c'est pour les WC, ce n'est pas la peine d'alourdir le sujet financier.

Voilà pour l'essentiel du surpresseur. Si vous êtes bricoleur, vous pouvez également vous payer un petit compteur pour tenir à jour vos données de consommation toilettes.

Tout à l'heure, j'ai parlé d'eau claire…il va donc falloir filtrer au moins une fois pour enlever les grosses impuretés de type sable ou morceaux organiques. (La crépine n'est pas un filtre)
Si vous avez des tuiles teintées, vous devrez ajouter un filtre extra fin pour avoir de l'eau claire dans la lunette des WC ! C'est le prix à payer.

4   La Citerne                    100_1728

(Sur la photo La Citerne est sous le tampon fonte, le regard de nourrissement de la citerne est au premier plan au pied du tuyau de descente et du dauphin)

Vous pouvez vous amuser à calculer le nombre de chasses d'eau utilisées par jour, par votre famille. Vous allez en déduire que vous consommez X litres par an.
Ceci étant, suivant votre région vous devrez admettre que vous reverrez une pluie au bout de Z jours.

N'oubliez pas non plus si vous collectez toute la toiture ou seulement une partie (pour raisons pratiques)

Ces éléments vont donner directement le volume dont vous devrez vous équiper. Le prix est directement fonction du volume et peut-être même plus.
Il faut aussi appréhender que l'argent ainsi investi dans le surpresseur ne saurait être gaspillé par une réserve trop faible venant grever le temps de retour sur investissement.
Alors là aussi il y a un juste milieu.

Pour fixer les choses, il y a lieu de ne pas descendre en dessous de 1000 litres par personne car il n'est pas rare de rester un mois sans une goutte de pluie…100_0057

Le choix des matériaux relève de votre aptitude à la bricole et du lieu possible. (Il se peut que vous n'ayez par chance, même pas besoin d'un surpresseur si votre habitation est en contrebas).

Citerne enterrée ou aérienne ? Personnellement, je considère que la fiabilité ne saurait être atteinte avec une citerne aérienne. (Il fait froid l'hiver et l'eau gèle !)

Vous ne pensez tout de même pas la mettre dans votre grenier isolé ? Attention aux dégâts des eaux !!!!
Il faut absolument abandonner cette idée pour ce qui est dit ci-dessus, mais aussi parce que vous oubliez le poids de l'eau et que votre dalle n'est pas calculée pour supporter une charge aussi élevée. (1 litre d'eau pèse 1 kilogramme ! donc 1000 litre=1 tonne !)

La citerne enterrée reste la seule solution correcte.
En béton coulé, agglos coffrants, plastique etc… C'est à vous de le sentir. Personnellement, je l'ai réalisée en agglos coffrants avec ferraillage à chaque rang horizontal et vertical en rond à béton de 8.
N'oubliez jamais les forces qui s'exercent sur le radier et les parois.
Un radier de 20 centimètres de béton soigneusement ferraillé, posé sur du tout-venant, doit servir de base au montage des agglos. Des ferrailles de reprises seront prévues.
Attention au poids de l'eau ! Ça doit être sérieux !

Le remplissage et le trop plein :                                           100_1738
L'idéal et de pouvoir mettre de niveau la citerne et le regard d'eaux pluviales.
L'unique arrivée d'eau dans la citerne sera prise à un niveau légèrement plus bas que le niveau d'évacuation du regard (environ 2 à 5 centimètres et suivant les possibilités). (C'est plus facile avec des regards siphonnés). Ainsi l'eau va d'abord remplir la citerne avant de se déverser à l'égout.
Dans ce cas, il n'y a pas de trop plein à prévoir et c'est quand même nettement plus simple. Tout percement de la cuve est toujours une source d'ennuis et donc de fuites.

Si vous ne pouvez faire cela, il faudra mettre un trop plein dont le diamètre sera au moins égal au diamètre d'arrivée, pour éviter que la cuve ne passe en charge.

L'arrivée d'eau sera obligatoirement équipée d'un filtre constitué d'un petit grillage destiné à éliminer les feuilles,100_1740 oiseaux morts qui tombent dans les gouttières et cailloux divers.
Ce filtre devra être nettoyé de façon régulière et devra donc rester facilement accessible.
Cette arrivée haute devra être réalisée en partie haute du regard. Il est inutile de prendre des risques de fuites.
Pour l'arrivée d'eau prévoir une section importante d'au moins 80mm. Sur cette arrivée vous placerez une vanne d'arrêt pour pouvoir100_1730 intervenir dans la cuve.
La vanne d'arrêt en PVC sera placée dans la citerne ou avant, mais devra rester accessible soit directement sous un autre regard soit dans la citerne et accessible depuis le tampon (sans obstruer le passage)
La trappe (ou tampon de visite) est nécessaire pour nettoyer de temps à autre la cuve. (Juste avant un orage prévu pour ne pas rester trop longtemps sur le réseau public)

Encore une précision, ne prenez pas le petit dispositif en plastique que l'on monte sur le tuyau de descente, (diamètre 15 ou 20 mm !) c'est trop faible en section et cela ne ferait que réduire de façon artificielle la capacité de votre cuve. (Capacité à refaire un plein en un temps minimum) Donc ce n'est pas jouable financièrement d'avoir dépensé tant d'argent et de ne pas en profiter pleinement.

Le tuyau qui va au surpresseur :
Dans la mesure des possibilités, je vous conseille de l'introduire en partie haute, pour les mêmes raisons que le tuyau de remplissage, et pourquoi pas juste à côté ?.

Encore un autre tuyau ?
Pendant qu'on y est passer la gaine électrique (au dessus du niveau maxi de l'eau) pourquoi pas un peu au dessus de l'arrivée d'eau !100_1739
Au fait pourquoi cette gaine ? C'est pour contrôler la présence d'eau et ne pas "fusiller" la pompe du surpresseur au cas où il n'y aurait plus d'eau.
Bon allez mettez encore un bout de gaine avant de couler le béton, à côté de l'autre. (Ça sert toujours, je pense à la mesure du niveau…)
Un article sur la mesure de niveau par variation de capacité a été développé vous pouvez y accéder directement : mesure de niveau citerne

Ça y est c'est fait ? Avant de couvrir cette grosse marmite, il est nécessaire de faire un excellent crépi et éventuellement de le peindre avec une peinture hydrofuge. (Je ne l'ai pas fait, car un crépi au sable fin a été suffisant)
C'est plus facile quand on peut travailler la tête au dessus !

Mettez les poutrelles, les hourdis et les coffrages latéraux et on coule la dalle (avec les reprises de ferrailles prévues dans les agglos coffrants)
C'est fini. Il ne restera plus qu'à recouvrir d'une petite couche de terre et de semer du gazon. C'est un excellent isolant et ça évitera que votre cuve ne se fende sous l'action d'un gel prolongé.

Un conseil : attendez d'avoir fait les tests d'étanchéité avant de reboucher le long des parois…

Les essais :citerne2
Ceux-ci ne seront entrepris qu'au bout de 21 jours de séchage. Dans la pratique j'ai attendu une semaine et ça a été. Je déconseille d'attendre moins, car il y a quand même des masses importantes en jeu et donc des efforts conséquents.
Il faut vérifier qu'il n'y a pas de fuites. La meilleure méthode est de remplir la cuve (avec le réseau) ça va encore alourdir la note ! Mais c'est mieux que d'attendre le prochain orage…
La cuve va s'imprégner petit à petit d'eau et il faut surveiller la baisse du niveau de façon régulière. Vous devriez trouver une décroissance exponentielle avec une stabilisation. (Tracer la courbe toutes les 12 heures par exemple)
Si l'eau baisse, alors il faudra passer de la peinture d'étanchéité, mettre un liner et/ou localiser la fuite.
Si vous n'avez pas refermé la fouille initiale vous pourrez peut-être localiser cette fuite. Si tout est mouillé, ce n'est pas la peine, achetez de la peinture !

J'ai encore oublié une toute petite précision qui est contestable cependant. La forme du radier devrait donner une légère pente du côté du tampon, et éventuellement avec un puisard pour loger la crépine de pompe, ce qui permet d'utiliser la quasi-totalité de la capacité de la cuve.
Personnellement j'ai préféré ne pas en mettre, parce que ce n'est pas simple à réaliser, mais aussi parce que cet endroit est le récepteur des dépôts en tous genre, qui n'ont d'autre tâche que d'encrasser la pompe et les circuits.
Tout cela est très discutable !
(J'ajoute ci-dessus une nouvelle photo du regard d'alimentation qui permet de mieux comprendre la partie décantation du regard siphoné).

5   Le surpresseur                               100_1725

Dans la cuve de stockage se trouve le premier élément du surpresseur : La crépine d'aspiration équipée d'un clapet antiretour absolument nécessaire. Le diamètre ne sera pas inférieur à 25 mm en PEHD. Ce tuyau sortira donc en partie haute de la citerne et il faudra s'arranger pour qu'il n'y ait pas de points hauts marqués, et susceptibles de réduire le débit, jusque dans l'habitation.
Ce tuyau arrive directement sur le premier filtre situé près du groupe de pompage avec une jonction plastique/cuivre traditionnelle AEP.
En sortie de filtre, on "attaque" directement la pompe avec une bonne section et de préférence encore en PEHD de même section.

La sortie de pompe est en parallèle avec le pressostat, et le ballon, (ceci aux vannes près).  Sur la photo, on distingue le compteur qui n'est pas trop judicieusement placé, mais c'est dû au montage lui-même qu'il était difficile de modifier (bref… il vaudrait mieux placer un éventuel compteur directement après le ballon de façon à voir les débits réels et non ceux qui sont tamponnés par le ballon. C'est mieux !

(Ne pas tenir compte du "clapet avec purges", c'est un faux clapet destiné seulement au raccordement pour des questions de raccordements.)

Le ballon de stockage évite que le moteur ne démarre à chaque demande d'eau. Il peut être de type simple enveloppe comme pour le chauffage central, puisqu'il ne s'agit pas d'eau potable. Son volume de stockage a été déterminé; Ici 18 Litres !

La sortie va attaquer 2 réseaux différents, le premier est un robinet extérieur pour laver les voitures, le deuxième réseau va sur le filtre 25µ qui va alimenter le WC.
Il n'est en effet pas nécessaire de laver les voitures ou d'arroser le jardin avec une eau filtrée à 25µ. Pas plus pour le WC me direz vous, et vous aurez tout à fait raison, mais là c'est l'irrationnel qui dirige.

La sortie du filtre 25µ attaque directement le clapet et le robinet d'arrêt pour aller sur le tuyau des WC (tuyau montant).
Le réseau AEP va lui aussi par une vanne et un clapet sur le tuyau des WC. Cet ensemble autorise le secours en cas de citerne vide.

Citerne vide…un switch assure la coupure de l'alimentation du moteur lorsqu'il n'y a presque plus d'eau dans la citerne. (Voir photo plus avant du regard de la citerne. Le switch est situé dans la boite grise). Pour des questions de sécurité il est préférable de relayer en basse tension pour éviter de promener le 220 V dans la citerne. Un microswitch est actionné par une bouteille plastique (0.5 L) lestée avec des cailloux et suspendue à un fil imputrescible (nylon pêche ou ficelle imputrescible)

Cela est impératif car autrement un jour ou l'autre la pompe fonctionnerait à sec et serait détruite, car l'étanchéité de ces pompes est assurée par des garnitures mécaniques. (Il n'y a plus d'étoupe pour ces modèles).
Pour ne pas avoir de risques d'électrocution, il est hautement préférable de relayer en basse tension ce contact qui est absolument banal. Une bouteille d'eau minérale de 50 cl lestée avec du sable et des cailloux sert de flotteur qui va commander par une ficelle imputrescible un micro-switch qui coupera l'alimentation de la pompe.

Comme le sujet vaut la peine d'être examiné à la loupe, j'ai ajouté un compteur 100_1726horaire qui fonctionne aussi longtemps que la pompe tourne et également un compteur à impulsion qui indique le nombre de démarrage du moteur. (Vous n'avez pas à le faire c'est de la "décoration" !)

En ce qui concerne le groupe moteur-pompe, les caractéristiques sont fonction de votre configuration personnelle, à savoir qu'il vous faut un minimum de 1.5 bar au réservoir des WC pour que cela fonctionne de façon satisfaisante. Calculez donc la hauteur de refoulement nécessaire…suivant les hauteurs. On compte 1 bar tous les 10 mètres. Vous pouvez donc déduire le minimum qu'il vous faut. Dans la pratique, le mini du pressostat devra être réglable de préférence.
Les modèles anciens qui coupaient sans relayage la pompe existent toujours et sont "increvables".

Ne pas oublier non plus le petit disjoncteur différentiel pour le groupe. Je ne parle pas des équipotentielles qui seront réalisées sur le premier tuyau métallique après l'entrée dans l'habitation. (C'est la mise à la terre de toute entrée de tuyau dans un local NFC1500)

Si vous travaillez sur une tour de 50 étages, mieux vaut laisser l'opération à un professionnel…Ce descriptif ne s'applique qu'au cas de "Monsieur Toutlemonde".

Il reste maintenant à examiner l'aspiration qui ne devra pas se trouver à moins de 7 à 8 mètres plus bas que la pompe. Si tel était le cas, un relais de pompe devra être installé, soit avec une pompe immergée, de type jardin soit avec une petite pompe type exhaure, mais là tout devient un peu compliqué si vous n'êtes pas spécialiste…

Lors de la mise en route, n'oubliez pas de remplir d'eau, le PEHD d'aspiration, ainsi que le filtre, ça aidera la pompe et évitera de griller la garniture mécanique.

6   La maintenance

Le toit devra être nettoyé de préférence régulièrement pour éliminer les mousses et débris de tuiles, feuilles etc…
Le chéneau devra être lui aussi nettoyé par la même occasion.
Le regard où est prise l'alimentation de la citerne sera lui aussi nettoyé ainsi que la crépine d'arrivée.

La crépine d'aspiration sera nettoyée en même temps que le regard, ainsi que les filtres. A savoir que le premier filtre est de type 100 µ pour enlever les grains de sable. Il est en nylon et se nettoie facilement par passage inverse d'eau avec la lance d'arrosage.
Le filtre 25µ est à changer régulièrement et surtout lorsque le remplissage du WC commence à traîner en longueur…

Ceci étant il n'y a aucun entretien de pompe particulier à réaliser.

Pourquoi le dernier filtre si j'accepte un peu de coloration ?
Soit mais je peux prédire des gros soucis de chasse d'eau (avec fuite permanente) Alors pas d'économies de bout de chandelles, surtout que les mécanismes de chasse d'eau sont des éléments des plus délicats et des plus rebelles à corriger, y compris quand on par chance les bonnes pièces….

Je pense avoir fait le tour du sujet avec précision, les photos parleront d'elles-mêmes.

Si toute la teinte de vos tuiles s'en va restez prudent, attendez peut-être de changer les tuiles avant de commencer de surpresser.

Pour de multiples raisons d'hygiène, et en l'absence de désinfection de cette eau, je déconseille son utilisation dans la salle de bains ainsi qu'en lavage des légumes pour la cuisine.
La boisson étant par essence même rigoureusement interdite.

Et la lessive ? avec un petite javellisation en fin de cycle pourquoi pas ? mais il faudra de toutes façons utiliser le filtre 25µ et ne pas avoir de teinte des tuiles qui dégorge….
Attention aux risques de mélanges des eaux internes à l'habitation, car le réseau familial se complique sérieusement et des disconnecteurs auxiliaires seraient peut être à prévoir....
Dans ce cas, il semblerait préférable de remplir un seau à partir du robinet de puisage extérieur, ce serait plus simple et plus sécurisant.

Bon j'appuie sur le petit bouton, le gros bouton, ou je tire un peu, beaucoup  ?..........................................

* La version 3 (V3) fait référence à la note du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France note du 5 Sept 2006.
*  La version 4 (V4) fait référence au futur projet de texte gouvernemental et à la séparation des réseaux, tout secours devant être réalisé uniquement par surverse. (chapitre 2 règlementation)

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Posté par lokistagnepas à 08:00 - BRICOLAGE ET ECOLOGIE - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

bon site

bonjour
plein d'idée et de réccup ! j'adorre !
je souhaitai aussi faire un ballon pour mon surpresseur avec aussi un ballon d'eau chaude et à l'intérieur une grosse chambre à air , je pense que ce serai pas mal pour éviter de mettre en route trop souvent la pompe puisque il y a une plus grosse réserve , qu'en penses tu ?
fred

Posté par fredeloise, 19 novembre 2007 à 18:37

RE : fredeloise

Bonjour,
Pour les WC un ballon de chauffage central sans vessie est largement suffisant. La pompe fonctionne environ une petite fois par chasse d'eau et il n'y a pas de problème avec un ballon de 18 Litres. Mais une fois encore si un secours doit être prévu, Il faut disconnecteur et clapet. C'est obligatoire ! pour le réseau d'eau (et pour vous même ).

Ce qui est important c'est le nombre de démarrage à l'heure (environ 20 maximum suivant les pompes je crois). Même si l'idée d'un réservoir plus important présente de l'intérêt, je ne crois pas qu'il faille en passer par là. L'ensemble est déjà bien assez cher.
Il vaut mieux protéger les réseaux.

Merci du commentaire, Salutations.

Posté par bricolsec, 19 novembre 2007 à 20:27

protection

Bonjour et felicitation pour votre site très intérressant. Je me permet de faire une petite remarque; Le disconnecteur, même contrôlable, ne protège que les réseaux de type 4 (eau ou fluide présentant un danger toxicologique). L'eau de pluie étant une eau de type 5 (eau ou fluide présentant un danger microbiologique ou viral), si l'on veut rester dans un cadre "légal" il faut prévoir avoir une disconnection totale par surverse ou alors totalement séparer les 2 réseaux. Pour ma part, je prévois tout simplement un remplissage de la cuve par le dessus avec l'eau de ville.
A+

Posté par flo, 30 avril 2008 à 13:52

Re eau de pluie

Bonjour,
Merci du commentaire. Vous avez tout à fait raison et je suppose que les textes officiels vont bientôt voir le jour.
Il faut souligner qu'en l'absence réelle de législation, il y a quelques années, le disconnecteur avait été seulement préconisé.
Les DDASS ont pourtant laissé construire / ou n'ont pas pris les dispositions de mise à jour des stations d'épuration sans bâche de surverse et il y a eu des accidents...
J'espère que les textes sortiront prochainement pour clarifier cette position et indiquer si la surverse pourra avoir lieu directement dans le réservoir des toilettes ? et là j'ai quelques doutes !
Meilleures salutations.
bricolsec

Posté par bricolsec, 30 avril 2008 à 17:25

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